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7/31/2008 Valls hésitation...Imaginez la scène : un homme, la quarantaine plutôt séduisante (enfin, on a vu pire!), le sourire "Pepsodent" et tout le tremblement, look casual, mais quand même chic, vous adresse la parole. Vous lui accordez deux secondes d'attention, étant donné que c'est l'été, vous flânez, vous n'êtes pas pressé(e)... Ce type a une bonne tête de gendre idéal, vous n'avez donc pas peur qu'il vous pique votre vrai-faux sac-banane Vuitton ou votre sac à main Lancel, soldé moitié prix. L'air de rien, cet homme est un peu déboussolé, il a perdu son chemin! Gentiment, vous qui connaissez un peu le quartier (si, si, vous le connaissez!), vous lui indiquez la route à prendre : à gauche, puis encore à gauche, et il y est. L'homme vous remercie, puis semble hésiter... Au lieu de prendre à gauche, il semble se diriger vers la droite. Vous avez dû vous faire mal comprendre... Vous hélez le monsieur et vous lui faites signe d'aller à gauche. Lui, vous indique la droite, d'un air interrogatif. Vous criez "A gauche!". Il indique toujours la même direction! Un peu excédé(e), vous criez à nouveau : "Non, votre autre gauche!". L'homme a l'air de ne toujours pas vous comprendre... Lassé(e), vous abandonnez, une irrésistible envie de l'envoyer à destination à coups de pied au cul vous tenaillant! Vous venez de rencontrer Manuel Valls! Chris, d'humeur métaphorique! 7/29/2008 S'il fallait 3 raisons pour aimer le rap...Comme tout bon fan de rock, je suis une inconditionnelle de riffs de guitare bien saturés. Mais j'aime aussi le rock plus mélodique. Malgré tout, si dans ma discothèque personnelle, on retrouvera du Blur, du Jeff Buckley, du Radiohead, du Garbage, du Muse, tout comme The Doors, ou The Cure, on pourra aussi trouver du pop-rock genre The Cardigans (j'adoooore The Cardigans), mais aussi d'autres genres musicaux : de l'opéra à la musique latine, du symphonique (Bach, sinon rien!) au jazz, de la house (truc de fêtard) à la funk,en passant par du r'n'b, et même du rap (si, si)! Je suis toujours consternée d'entendre que le rap serait un sous-genre musical, tout juste bon pour une catégorie de population, impropre à comprendre la VRAIE musique... Ce qu'il ne faut pas entendre (et croyez-moi, je l'ai entendu, pas plus tard qu'hier, encore)! Si la musique est un art, le rap en fait bien partie et pour convaincre les plus récalcitrants voici trois morceaux : du rap anglais (Dizzee Rascal), du rap français (La Rumeur) et du rap U.S. (le regretté 2 Pac)! ENJOY! MC Chris, l'éclectisme ne tue pas (non, non, je vous jure!). 7/28/2008 L'auteur, la Cynique et le Lecteur...J'ai de plus en plus d'échos qui me reviennent à propos mes délires littéraires! J'en suis fort aise! Cela dit, ou les gens sont très très gentils avec moi, ou alors j'ai réussi à les toucher. C'est toujours une subtile alchimie qui lie l'auteur à ses lecteurs... On ne sait trop par quel miracle, les gens entrent dans votre monde (quand bien même j'essaye autant que faire ce peut de ne pas mettre trop de clefs - mais il y en a toujours - dans mes écrits) et y perçoivent tout ce que vous y avez mis, ce mélange de fantaisie, de tripes et ce je-ne-sais-quoi qui cimente les deux. Ainsi, ai-je toujours pensé que "la Vie Cachée et très Rock'n'roll de Catherine D." était, à ce jour, mon ouvrage le plus autobiographique, malgré les transpositions et les nombreux aménagements que j'y ai faits. Ceux qui me connaissent, savent en quoi, mon rapport à autrui (et aux mecs, en particulier) fonde mon approche du personnage principal de cette pièce. A savoir que je suis un être extrêmement sociable en dehors de chez moi, mais d'une rare sauvagerie dès lors que je regagne mes pénates. Ce que je balance par une forte propension à la "fétardise"... Ceux qui me connaissent un peu moins, savent que je ne brille pas par mon tact (loin s'en faut) et le retrouvent aussi. Ceci étant, il y a peu, c'est dans le personnage de "La malédiction du mercredi soir" qu'on a vu mon portrait (mais c'est quelqu'un qui me connait mieux que la plupart des gens). Sans doute présumais-je de ma capacité à noyer (dans la vodka) ma propre personnalité, dans ce personnage, mais à la relecture, il s'avère que je vois ce qui a pu donner à penser que ce personnage profondément misanthrope et complètement alcoolique pouvait être moi. Car, j'ai appris il n'y a pas longtemps que tout le monde ou presque me trouvait cynique. Chose que j'accepte volontiers (encore que je me trouve foncièrement réaliste, plus que cynique), qui m'agrée même, si l'on se réfère à la définition du mot "cynique" dans "Le Dictionnaire du Diable" d'Ambrose Bierce (que j'enjoins tout le monde à lire), où l'on trouve cette définition :
Suis-je cynique ou non? That is the question!Cela m'amène à mon dernier ouvrage achevé, "le Crépuscule du Socialisme français". Y suis-je cynique, tel que Bierce, avec beaucoup d'esprit, l'entendait? Ou y suis-je plutôt cynique, tel que l'on s'accorde à l'entendre, avec son sens par extension, pas celui qui renvoie à Diogène (Ah, Diogène!), mais celui de la personne limite blasée qui jette un regard acide sur le monde? J'avoue que pour une fois, j'aurais aimé, que ce soit dans son sens vulgaire - stricto sensu. Car, ainsi, il y aurait certainement plus de quoi pavoiser... Concernant, le Socialisme français. Chris, cyniquement vôtre, donc! SINÉ... QUA NON!Levez la main, ceux qui dans "Charlie Hebdo" lisaient plus que les pages 4-5 (en ce moment "objectif 2012", avec moult QCM et quizz amusants, plus les articles d'Anne-Sophie Mercier, que j'aime bien... Bon, je la préférais sur Arte, mais c'est une bonne journaliste), Siné, Cavanna, la dernière de couv' et les dessins! Allez, levez-la main!... Y'a pas pléthore, hein! Je comprends. Il y a longtemps que les éditos du père Val me sont devenus indigestes. Ce merveilleux "autodidacte", tel qu'on nous le présente partout, pompeux comme un petit baron du XVIII ème, qui, voulant s'insérer dans la haute noblesse faisait l'étalage, tel un singe savant, de toutes les citations connues et de toutes ses lectures, pour masquer son manque d'esprit (mais il existe moult grands diplômés qui font de même... Il y a longtemps que la France a achevé de pallier le manque d'intelligence par la culture!). Cet homme, que partout on nous présente comme le tenancier de la "vraie gauche" éditorialiste (c'te bonne blague! Val... Mouarf, mouarf, mouarf!) et qui n'a pas son pareil pour enfoncer des portes ouvertes, mais n'a jamais la jugeote d'amener le débat sur les questions qui fâchent, Philippe Val, donc, le seul, l'unique, a semé sa zone! Les mots de Siné ont été un peu malheureux? Bon, en même temps, c'est Siné! L'aime pas trop la religion, Siné! Encore moins les religieux... Il a écrit pis que pendre sur les cathos, les juifs ou les musulmans, ce n'est d'aujourd'hui (ça ne justifie rien, mais ça explique le contexte)! C'est un anar! Et puis, bon, y'a pas mort d'homme (mais apparemment, Val, l'avait déjà dans son collimateur)! Alors de là à en faire le dernier des nazis... C'était sans compter tout le brio de l'intelligentsia française de gauche (Joffrin, BHL... "Germano-pratine", diraient les mauvaises langues), qui s'écoutant parler, se lisant pas mal aussi, du coup, en appellent aux grands littéreux de l'antisémitisme... Qui n'est pas de l'antisémitisme, BORDEL! Un antisémite, c'est une personne qui n'aime pas les Sémites! Or, les Arabes sont des sémites, les Libanais sont des sémites (ils descendent des Phéniciens)! Au même titre que les Hébreux, que l'on appelle Juifs, depuis que le Royaume du Sud, le Royaume de Juda, s'est rendu maître du Royaume du Nord, le Royaume d'Israël! Alors, parlons d'anti-judaïsme, si vous voulez, mais arrêtez avec ce mot d'antisémite, il est rarement employé à bon escient! Bref, voilà, donc, qu'on en appelle (merci Joffrin!) à Charles Maurras et consort, pour attaquer une opinion de Siné, qui juge opportuniste la volonté du fils du Primus Inter Pares (ah, bah, oui, ce "dérapage", ce n'est pas avec n'importe qui! Enfin, je me comprends...), de se convertir au judaïsme comme ça (même si les conversions, quelles qu'elles soient, interviennent le plus souvent dans les mariages inter-religieux), et qui pour malheureuse qu'elle est, n'est jamais qu'une opinion (attendons juste de voir ce qui se passera, au cas où le second fils tombe amoureux d'une princesse saoudienne...)! Et vas-y que j'en appelle à Brasillach! Et pourquoi pas Morand? Pourquoi pas Barrès (qui a toujours sa rue à Neuilly, lui, soit dit en passant! Connaissance qui, venant de la Vosgienne que je suis, peut être sujet à caution, j'en ai bien conscience... Mais c'est que ça m'avait frappée!), aussi, pendant qu'on y est (je ne suis pas sûre que ça n'ait pas déjà été fait...)? C'est toujours fascinant, la connaissance que les gens ont des auteurs précités! Et la jubilation avec laquelle ils en tartinent leurs indigestes gribouillis, avec le plus éhonté des pédantismes! A croire qu'ils ne se sont pas fait plaisir tant qu'ils n'ont réussi pas à en caser un bout! Mais Laurent Joffrin est un grand enfant! Une plume pas mauvaise, dès lors que l'on se concentre sur la forme, mais qui stupéfie par sa vacuité, si l'on cherche un tant soit peu de fond (mais bon, qu'attendre de l'auteur de "La Gauche Bécassine"?... Oui, qu'attendre de lui? De l'audace? Certes, certes... Mais, il en manque singulièrement!). On pouvait réprouver le raccourci que pouvaient inspirer les mots de Siné, sans faire le grand tralala médiatique auquel se sont prêtés Philippe Val, Bernard-Henri Lévy et Laurent Joffrin! On pouvait! Mais non, on y a tout mis pêle-mêle! Val, reproche à Siné un ancien commentaire, BHL règle ses comptes avec Alain Badiou et Joffrin... Ben, Joffrin, il fait du Joffrin (et c'est bien ce qu'on lui reproche!)... Ainsi donc, on embrase une nouvelle fois les consciences, on excite de plus en plus les moins raisonnables, et l'on dévoie systématiquement un vocabulaire en voulant le faire passer pour ce qu'il n'est pas! Et Siné se retrouve la victime d'un combat qui le dépasse, auquel il sert juste de prétexte, pour en rajouter une couche! Au pays des autruches, les kiwis (les oiseaux, hein! Pas de blagues!) sont des parias (ah, je l'aime bien, celle-là! Je la ressortirai). Chris, s'en fout! Est moitié noire, moitié blanche, avec des origines religieuses catho-protestanto-judaïco-ce-que-vous-voulez. A de la famille musulmane et une demi-fratrie originaire d'Asie... Peut donc se foutre de la gueule de tout le monde, en toute impunité ou presque!... Ah, le charme de la famille Benetton! 7/22/2008 CONSTITUFION...Ayé! Il l’a sa réforme constitutionnelle! Sonnez trompettes et tambours! Nicolâââs est content! Il s’est fait plaisir et les godillots (« qui godillent, qui godillent, qui godillent »… Tous en chœur!), lui ont donné, que dis-je, ils l’ont purement et simplement laissé prendre leur contrôle… Car, enfin, des parlementaires qui ne savent résister, ainsi que les tractations des derniers jours l’ont prouvé, à aucune forme de moyens de pression ou aux sollicitations du Président de la République, sauront bien entendu (bien entendu!) s’élever contre les desiderata de celui-ci, plus tard! Bah, voui, ils sont libres et indépendants! Quelle formidable liberté accordée au Parlement, dès lors (mais alors, for-mi-dable! Pas vrai, Jack?)! Quel magnifique progrès que l’augmentation de leurs prérogatives! Ah, ça… Parce que c’est évident, qu’ils oseront contrevenir aux oukases venues d’en haut, et que la majorité sait toujours faire passer l’intérêt de ses administrés avant le principe du chef! Merveilleuse démocratie que la nôtre, où la presse, pravdaïsée jusque dans ses derniers recoins (à quelques exceptions près, bien sûr… Il faut bien qu’il reste des contestataires, sinon, ça ôte tout le piment!), pro-réforme constitutionnelle se plaisait à gourmander ses irresponsables de socialistes qui faisaient de l’opposition systématique et gâchaient ainsi une « formidable opportunité »! Ces mêmes qui, nous expliquaient, hier, calmement - tout va bien! - que Nicolas Sarkozy avait menacé les récalcitrants de l’UMP de redécouper la carte électorale à leur détriment, avait appâté les hésitants par des portefeuilles, avait convaincu des opposants en leur promettant d’abaisser le nombre de parlementaires requis pour constituer un groupe. Je signale juste au passage, que la dernière fois que l’on a eu recours à un tel stratagème, c’était pas plus tard qu’en 2002, pour l’UDF, car leurs 29 élus n’y suffisaient pas. Le minimum pour constituer un groupe, c’était 30 députés, on a donc abaissé à 20 le nombre requis! Là, apparemment, on abaisse à 15, voire 10... Ça tombe bien, ça arrange les affaires du PRG, ça! Être radical(ement de droite), de nos jours, ça paye! D’abord Tapie, ensuite, ça… Manquerait plus que la présidence du groupe radical au Sénat (RDSE), qui réunit les Valoisiens et les Radicaux de Gauche échoit à un type du PRG à la prochaine mandature… Ah, mais je crois que cette promesse a été faite, elle aussi! C’est beau, les convictions! Et vu celles de nos parlementaires, on aurait tort de s’inquiéter suite à l’adoption de la réforme constitutionnelle. Enfin, pour une fois, le PS a fait front d’une seule voix… A une voix discordante près, celle de l’ineffable Jack Lang! Ah, Jack, Jack, Jack… Déjà, contre avis de ses camarades, qu’il s’égosille pourtant à appeler à l’unité (ben, tiens!), il était entré dans la Commission Balladur, en tant que vice-président (Vice? Wow!), aujourd’hui, alors que Balladur lui-même, président de la Commission éponyme, s’est montré bien discret, il s’épanche sur son enthousiasme (il est toujours enthousiaste, Jack!) pour la (sa) réforme, mais aussi sur son vague à l’âme… En effet, lui seul a vu la lumière au sein des brebis égarées qui furent autrefois ses camarades… La réforme constitutionnelle? Une bonne réforme (tu m’étonnes!)… D’ailleurs, le futur « défenseur des droits » (c'est juste assez pompeux pour être seyant!) est lui aussi tout content de ce que SON travail, avec celui des autres membres de la Commission, évidemment, ait mené à une entreprise aussi ambitieuse (ça, pour l’ambition, on lui fait confiance…)! Putain, c’est moche de vieillir! Plus assez de dents pour un macaron à la violette de Pierre Hermé (ouais, je fais ma bourgeoise si je veux d’abord!), et on trouve satisfaction à mâchouiller un vieux petit beurre tout mou… Chris, "et je godille, et tu godilles, et il godille... Nous godillons!..." (futur tube de l'été) 7/21/2008 FRANCHISE MÉDICALE…Soyons honnêtes deux secondes : il existe des tas d’hommes et de femmes politiques, qui sont autant de répulsifs (et c’est rien de le dire!) ou même des pubs vivantes pour la contraception, voire pour des laxatifs (y’en a qui en ont vraiment besoin!)… Cela étant dit, il en existe certains qui, heureusement, animent la vie politique et lui donne un cachet bien plus excitant que les autres. Qui mettent un peu de vitamine C dans tout ça, quoi! Ainsi en est-il pour deux hommes politiques qui tiennent une place de choix (mais différente) dans mon « anthologie personnelle illustrée des politiques jouissifs contemporains » : Vincent « Mein Liebe Vincent » Peillon et Jean-Luc « je l’ouvre si je veux, d’abord! » Mélenchon. A dire vrai, ces deux hommes, que j’ai connu à des périodes différentes, sont pour moi des hommes politiques à part, à gauche. Pour Peillon, intellectuel pour lequel je manque sensiblement (doux euphémisme) d’objectivité, c’est avec la création du NPS (le Nouveau Parti Socialiste) que j’ai fait sa connaissance. Car, avant cette époque, il n’était pas très connu. Il faut dire que Peillon, le prof de philo, n’est pas entré en politique tout de suite, quand d’autres se destinent à cela depuis leur plus jeune âge. De plus, le vibrionnant Arnaud Montebourg, que sa profession d’avocat a rendu adepte des effets de manche en tout genre - dont il use et abuse, ne laissait plus guère de place médiatique, aux autres co-fondateurs de cette fraction du PS… Même le père Henri Emmanuelli, qui pourtant n’est pas un perdreau de l’année, ne pouvait lutter contre l’agaçant enthousiasme pour la caméra de son camarade. En ces temps-là, Vincent Peillon était dans l’ombre, discret… Le jeune député de la Somme, en bon philosophe prenait le temps de la réflexion et abordait la politique de façon empirique. C’est avec la campagne présidentielle de 2007 qu’une nouvelle facette de l’homme nous est apparue. Qui diable sait comment « Nono » Montebourg s’est retrouvé à soutenir Ségolène Royal (tous les socialistes de Solférino! Et ceux qui connaissent en profondeur les rapports entre les principaux dirigeants du PS et notamment ceux de Montebourg avec François Hollande…)? Qu’importe! Bombardé porte-parole de la candidate pendant la campagne présidentielle (ce qui donnera lieu à LA bourde, qui montrait ses rapports francs et chaleureux avec son Premier Secrétaire), le très télégénique et non moins prolixe Arnaud Montebourg, n’a pas, cette fois, à la faveur de cette campagne hallucinante, totalement volé la vedette à son congénère du NPS. Je voudrais raconter ici une petite anecdote avec le personnage de Vincent Peillon qui date de la campagne présidentielle. Mais avant, comme je sais que certaines personnes l’attendent de pied ferme et que je veux également profiter de ce papier pour parler de Jean-Luc Mélenchon (c’est mon quart d’heure « promo gauchiste »!), je vais un peu me pencher sur le cas de celui que l’on surnomme « Méluche », donc. D’abord, parce que je l’adore, ce type (bah, voui, c’est comme ça!). Je suis d’ailleurs souvent étonnée de ce que beaucoup de royalistes lui voue une haine féroce (que les mélenchonistes leur rendent bien, il faut le dire!) et ce, pour trois raisons : 1. C’est, de loin, au PS, l’homme qui, du point de vue du caractère, ressemble le plus à Royal (bien plus que Delanoë… N’en déplaise à Martine!). Je m’explique : Jean-Luc est une grande gueule (ce qui pour un politique est toujours une qualité), Jean-Luc n’a pas peur de mettre les pieds dans le plat, Jean-Luc est marrant (il faut le voir s’éclater prendre des photos avec son téléphone portable pour sa collec’ personnelle de la connerie humaine en action!), Jean-Luc croit à ce qu’il dit et, last but not least, Jean-Luc n’est pas manichéen! 2. Ce qui m’amène à ma deuxième raison. Bien que son parcours soit totalement différent (c’est un ancien trotskiste lambertiste et ancien de l’OCI, l’Organisation Communiste Internationale), parcours auquel il est, somme toute, resté assez fidèle, ce qui explique qu’il n’est pas vraiment le plus proche par les idées de Ségolène Royal (énarque et Mitterrandiste), quand d’anciens trotskos ont trouvé leur bonheur au PS dans des recoins plus flashy (Cambadélis, Bartolone, Dray, Rebsamen, et l’inénarrable Jospin), si Jean-Luc Mélenchon a toujours eu un discours critique vis-à-vis de la Présidente de Poitou-Charentes (mais de critiques sur le fond), il n’a pas aboyé avec la meute sur des considérations vaseuses la concernant. Il n’a pas fait de petites phrases, ni d’attaques de personne, il s’est borné à dire (c’est son droit) ce qu’il n’aimait pas dans le corpus idéologique de l’ancienne candidate qu’elle était. Car, au moins, lui en reconnaît-il un (contrairement à beaucoup d’autres). Il ne lui enlevait ni talent, ni intelligence, ni courage, mais lui reprochait de n’être pas assez à gauche. Je ne me lancerai pas, là, tout de suite, dans une considération passionnée sur ce que doit être la Gauche, avec un « g » majuscule, j’ai toujours dit qu’un soupçon de radicalité devait persister dans la gauche de gouvernement (le PS, donc). C’est même notre marque de fabrique à nous autres Français, dans une Europe où tous les Socialistes ou presque sont des sociaux-démocrates en pleine déshérence. Voilà pourquoi JLM, est un peu la jauge du PS, l’indicateur qui alarme, lorsque les Socialistes font trop de compromis (surtout s’ils n’ont pas d’effets et donc de résultats), tendance qui remonte à la genèse du Socialisme français « marxiste » (que je distingue de ce que j’appelle le proto-socialisme de Saint-Simon, ou de Fourier) depuis Jules Guesde, pourtant traducteur de Marx, ou Jean Jaurès, adepte de la version marxiste très light, manière Bernstein (fondatrice de la social-démocratie allemande). Le consensus, ça va bien cinq minutes! Mais si l’on veut qu’il y ait un vrai choix de société des Français vis-à-vis de la gauche, ce n’est pas dans le fait de transiger en permanence que l’on retrouvera une identité (parce qu’elle sera fortement altérée), ni qu’on se refera une virginité (tous les chirurgiens californiens n’y suffiraient déjà pas)! 3. Jean-Luc Mélenchon parle avec ses tripes! Et rien que ça, déjà, c’est estimable. Il a parfois des coups de chaud, mais c’est salutaire (et sa sortie, il y a peu, où il prend la défense de sa camarade le prouve)! Ce n’est pas un mauvais bougre, c’est juste un puriste! J’ai connu Jean-Luc Mélenchon pendant la cohabitation Chirac/Jospin. J’ai toujours été allergique à ce bon vieux Lionel, pour des raisons que je ne m’explique pas (mais je crois que ça remonte à l’époque où il était Ministre de l’Éducation Nationale)... Au fond, dans son gouvernement, à part Élisabeth Guigou, Marie-Georges Buffet et un autre dont je ne me rappelle plus le nom (mais ça me reviendra!), nul ne trouvait grâce à mes yeux. Pas même Ségolène Royal, que j’avais toujours dans le collimateur, du fait d’un vieux contentieux infantile, et qui, mieux encore, me servait de véritable punching-ball… J’ai déjà raconté cette histoire mille fois, je n’y reviendrais donc pas, mais il est bon de rappeler, autrement ce serait malhonnête, que je n’ai pas toujours eu pour Ségolène Royal, la sympathie - qui grandit au fil du temps - que j’ai pour elle aujourd’hui (les raisons pour lesquelles j’apprécie Mélenchon sont exactement les mêmes que celles pour lesquelles j’apprécie Royal… Le radicalisme en moins, s’entend, naturellement. D’ailleurs, si jamais Royal se rapprochait de Mélenchon, ce qui dans la vie est un de mes rêves absolus, je m’engage à faire, à titre gracieux et en me dépensant sans compter, sa campagne pour les régionales et éventuellement, si elle est toujours candidate - laissons un peu de suspense, pour la présidentielle de 2012!). Très loin s’en faut! D’ailleurs, c’est probablement pourquoi je comprends mieux que personne à la fois l’agacement qu’elle peut produire chez certains et l’euphorie (sans aller jusque là moi-même, mais comme je l’ai vue de mes yeux, au moins puis-je en témoigner) chez d’autres. Donc, en des temps où le gouvernement Jospin me donnait des boutons, les apparitions de loin en loin et les réflexions du sénateur de l’Essonne, ont calmé mes démangeaisons… JLM est donc un excellent anti-histaminique! CQFD! Bon, j’en entends qui trépignent d’impatience… « Vincent! Vincent! Vincent! »… Oui, bon, ben, ça va! J’arrive! J’y viens! Vincent Peillon, donc… Oui, car si Jean-Luc Mélenchon est un anti-histaminique, Vincent, lui est un antalgique plus costaud que tout dérivé d’ibuprofène, plus balèze que le « Diantalvic »! Si, si! Jusqu’ici seul Lambert Wilson, qui fait ressortir le côté le plus pathétiquement adolescent de ma personne qui n’a jamais vraiment grandi (moi qui ne suis pourtant pas particulièrement gérontophile… Il pourrait être mon père), pouvait se targuer de me faire passer qui une fièvre (l’effet antipyrétique de Wilson devrait être un sujet d’étude!), qui une crise de migraine paroxystique, chose à laquelle je suis abonnée depuis l’âge de 10 ans. Mais un beau soir, en pleine campagne présidentielle, alors que j’absorbais du politique sous toutes ses formes 24 heures sur 24, malade comme un chien, je zappais fiévreusement, à la recherche de quelque pitance politique. Las! J’eus le malheur (oh, misère!) de tomber sur France 3 et sur l’insignifiant, l’ectoplasmique, Nicolas Baverez… J’allais changer de chaîne, lorsque que la caméra en contrechamp de Baverez montra, mains jointes sur le menton, Vincent Peillon… J’ai toujours plus ou moins mal à la tête, je le supporte la plupart du temps par la force de l’habitude, et parce j’aime l’idée que mon cerveau contrôle la douleur. Mais ce qui est très différent, lorsqu’on est en pleine crise paroxystique, c’est qu’on aurait juste envie de se tirer une balle dans la tête pour que ça s’arrête, tant cette douleur lancinante, qui vous donne l’impression qu’un sadique vous enfonce consciencieusement des aiguilles à tricoter dans le lobe occipital, est insupportable! Tout vous agresse, le moindre son, même le plus faible, la lumière (que j’ai déjà du mal à supporter en temps normal, d’où mes sempiternelles lunettes de soleil)… J’étais donc là, assise sur mon lit, dans le noir, en train de suivre un débat, avec le volume sonore le plus bas possible. Baverez ayant terminé, c’est à Thomas Piketty, jeune économiste issu de la mouvance Rosanvallon (mais moins soc/dem - ce n'est pas difficile, vous me direz! - que son mentor), qu’échut le supplice de répondre à son soporifique interlocuteur. Revenant sur les points soulevés par Nicolas Baverez, il démonta les arguments foireux du pseudo économiste historien, un à un. Ce qui m’a arraché un sourire ou deux. Si Baverez fut un supplice pour Piketty, que dire du calvaire de Vincent Peillon, opposé, lui, à la trivialissime Nadine Morano? En effet, le pauvre devait se coltiner celle qui pour tout Lorrain digne de ce nom est un affront permanent (pour tout humain aussi, en fait!). Nadine, égale à elle-même fit ce qu’elle savait faire. La pescivendola, comme je l’appelle, nous gratifia de son indicible classe et nous éblouit par sa compétence indéniable, ainsi que par sa dialectique imparable. Je frémissais, je bouillonnais et ma migraine semblait redoubler d’intensité sous l’effet de ce babillage grotesque, quand Vincent Peillon, jusqu’alors silencieux, et ayant - héroïquement - écouté avec attention son interlocutrice, déjoignit ses mains et se mit à parler, lorsque la logorrhée de ladite interlocutrice s’arrêta. Le philosophe eurodéputé revint, avec le calme le plus olympien, la zénitude la plus totale, sur tous les points abordés par la députée UMP, les réfutant, les balayant, les anéantissant (la loi du rythme ternaire et de la gradation ascendante… Un travers qu’il me faudra corriger un jour!). Et tandis que Morano essayait de le déstabiliser avec sa brillante répartie légendaire (ah, la « Nadine’s Touch », un régal de tous les instants!), Vincent lui renvoya à la face sa vulgarité, sans même ciller, sans un mot plus haut que l’autre, tout sourire, avec la plus parfaite des politesses. J’étais aux anges! Avant cela, je prenais Vincent Peillon pour un type plutôt cool (le côté NPS et tout et tout), mais un peu trop propre sur lui… Une tête de gendre idéal, quoi! Mais le voir rabattre le caquet de l’insupportable Nadine Morano, m’a tellement fait plaisir, que la douleur de mon mal de crâne s’est estompé, pour disparaître complètement - sans que je ne m’en rende vraiment compte, pendant que je l’écoutais et que j’en ai conçu une sorte de « fan attitude », telle que je peux concevoir pour un Kenneth Branagh. Des mecs qui ne sont pas du tout mon type (mais alors pas du tout!), seulement, qui sont tellement brillants que ça les rend sexy (que je n’entende jamais Vincent Peillon parler de Shakespeare, ou je ne réponds plus de moi!)! Récapitulons donc : En cas de douleurs fortes, pas besoin d’antalgiques, un bonne dose de Vincent Peillon et è finita la douleur! Pour toutes formes d’allergies, mais particulièrement celles qui vous mettent aux prises avec des caciques du PS, quelques grammes de Mélenchon et tout devrait rentrer dans l’ordre! Enfin, rapport à l’un de mes précédents billets, en cas d’ébriété plus que consommée (mouarf, mouarf, mouarf! Que je suis drôle!), oubliez la citrate de bétaïne… Ségolène Royal suffira à vous requinquer! C’est sympa, le PS, finalement! Ils auraient bien besoin d’une bonne prescription médicamenteuse et pourtant ils ont déjà une bonne petite pharmacie perso, rien qu’avec ces trois membres-là! Seulement, ils ne s’en servent pas (ils préfèrent les placebo!)… Ceci expliquant sans doute cela! Chris, a lâché « le Capital » pour le « Vidal ». 7/18/2008 Pour Nanard : HIP, HIP, HIP!... POURRI!Je ne résiste pas à saluer la victoire de Bernard Tapie dans l'affaire qui l'opposait au Crédit Lyonnais (il va pouvoir effacer sa grosse - grosse - ardoise et vivre très très paisiblement! Mais l'homme qui "marche à la Wonder", a la politique qui le gratouille... Je serais Borloo, je ferais gaffe!!) par cette petite chanson : Chris, Merci Chantal, je n'aurai pas mieux dit! ;-) 7/17/2008 L’EFFET SÉGOLÈNE…J’avais dit un jour à Mel36 que si j’avais un peu le temps, je lui raconterais une anecdote pas piquée des hannetons, mettant en exergue un aspect méconnu, et à dire vrai même, insoupçonné, de la toujours réjouissante (je n’y peux rien, elle me fait trop triper!) Ségolène Royal! Voici donc une petite histoire de cuite qui vaut son pesant de cacahuètes. Non tant par la cuite en elle-même (encore que…), que par les circonstances dans lesquelles elle s’est déroulée… Mais, entrons dans le vif du sujet! Ou plutôt, le liquide du sujet! En effet, après une semaine à faire la chouille et à me saouler avec mes amis, rapport à la dangereuse approche du 1er tour de la présidentielle (trop de pression!… Mmm, une pression! Tavernier, une autre!), et un samedi dignement occupé à picoler (ah, les vertus du « Bloody Mary », mon breuvage fétiche…) et à parler politique, avec un pote qui n’en pouvait plus de la vie du stress causé - déjà - par l’omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy, et rêvait qu’on en finisse (bien qu’il n’ait pas vraiment rêvé de cette fin-là!), je suis rentrée chez moi à pas d’heure, le matin du dimanche 22 avril 2007 (le bon vieux temps…), lunettes de soleil sempiternellement posées sur le nez, finissant le meilleur remède à la gueule de bois du monde, qui me donne indubitablement un côté « TANK GIRL » (les bédéphiles apprécieront, avant de rester interloqués… « Beurk! », entends-je déjà, vu le penchant de l’héroïne de BD pour une certaine boisson) et contenu dans une fiole qui ressemble à s’y méprendre à une bouteille de bière (j’entends les « re-Beurk! »), direction « Home Sweet Home », prendre une douche et me changer (quoi, je n’ai pas dormi? Bienvenue dans mon monde!), avant de faire LE truc important de la journée : VOTER! Je ne reviendrais pas sur le prosélytisme éhonté dont j’ai fait preuve dans cette campagne (et que je revendique), ce blog fut le premier lieu dudit prosélytisme. Et si les choses étaient à refaire, j’agirais de même, j’y mettrais peut-être même encore plus de force! Bref, sur le chemin qui menait à mon douillet - mais bordélique - logis, entre deux gorgées de bière pour rester connectée, je mesurais à quel point l’instant était crucial, mais comme dit « TANK GIRL » : « Je sauve le monde, mais d’abord, je finis ma bière! ». Donc, rentrée, lavée, habillée, désaoulée, armée de ma carte d’électeur, je me rendis dans l’école primaire à côté de chez moi (je suis un vrai exemple pour la collectivité!), où je devais mettre mon bulletin dans l’urne avec le nom de Ségolène Royal dessus. Ensuite, retour chez mon pote, journaliste de son état, avec qui j’avais dit que je passerais la journée, afin que nous suivions l’avancée des résultats. Je fais toujours des journées/soirées électorales avec moult junk food et moult - moult, moult - bière! J’adore ça! C’est un peu comme quand je regarde un match du Bayern de Munich (voire, de temps en temps, du Werder de Brême ou du Bayer Leverkusen) en Bundesliga ou en UEFA, et comme à chaque match ou presque de la Mannschaft (laquelle équipe je soutiens depuis qu’à huit ans, je suis tombée amoureuse de Jürgen Klinsmann, en regardant un match de foot avec mon oncle à la télé, et que j’ai collé son image sur la porte de ma chambre, dans les Vosges! En plus, je suis une mauvaise patriote - tout fout l’camp, ma bonne dame! C’est dire s’il ne faut pas me parler de la finale de l’Euro 2008!!!). Donc, en ce 22 avril 2007, nous discutions de cette élection (pour la quinze millième fois au moins depuis les primaires socialistes), un peu flippés, car des amis journalistes l’appelaient de temps en temps pour relayer une rumeur de résultats apocalyptique, plaçant Nicolas Sarkozy en tête, devant… Jean-Marie Le Pen! Bon, cas de figure complètement fantasmagorique pour quiconque a deux sous de jugeote, dans la mesure où Nicolâââs avait tellement raclé les fonds de tiroir de papi Jean-Marie, que ce dernier - ayant de toute façon trop marqué les esprits en 2002 - ne pouvait plus servir de vote contestataire. L’alcool aidant, au fil de la discussion, mon pote, J-B, réussit à me convaincre, sur le coup de 17 heures, de me bouger et d’aller jusqu’à Solférino… « Pourquoi pas »… « Si tu veux »… « Soyons fous »… Nous partîmes passablement éméchés, vers le Q.G. des socialistes, incongrûment installé chez l’ennemi héréditaire, c’est-à-dire le bourgeois, dans le très chicos 7ème arrondissement. Arrivés sur place, le temps de boire une bière (histoire de se requinquer, de se réveiller… Non, c’est des conneries! Histoire de boire une bière! De continuer à picoler, quoi!), l’approche des résultats nous rendant nerveux (et plus que jamais nécessiteux d’une bonne biture), nous allâmes tremblants ou presque (quelle part en incomber à notre appréhension, et quelle part à notre état d’ébriété avancé?… Le mystère reste entier!) devant l’écran gentiment mis à notre disposition devant le Q.G. solférinien faire le décompte avant les résultats du 1er tour avec la foule assemblée là. 5, 4, 3, 2, 1... Ce sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui se disputeront le 2nd tour. Bayrou, ainsi que je l’avais toujours pressenti se hissait en 3ème position, avec un score plus qu’honorable. Immense soupir de soulagement, « Tiens, et si on buvait un coup? » (les vertus de la bière!)… Nous nous sommes attablés en terrasse, et avons regardé la télé de la brasserie qui fait l’angle, histoire d’entendre les déclarations diverses et variées, des candidats chanceux et malchanceux. Ségolène prend son temps avant sa déclaration, dans son fief poitevin de Melle, et après la déclaration goguenarde du candidat Sarkozy, celle de la Présidente de Poitou-Charentes laisse perplexe. Sait-elle d’ores et déjà qu’elle a perdu? Est-elle abattue par l’écart entre son score et celui de son concurrent du 2nd tour? Ou est-elle estomaquée par l’adrénaline que lui procure le fait d’y être? C’est-à-dire que victorieuse ou non, en fait, au 2nd tour, l’exploit qu’elle vient de réaliser va rentrer - un jour ou l’autre - dans l’histoire de France (et donc dans celle des socialistes français! Je crois d’ailleurs que c’est l’une des raisons qui fait le plus s’étouffer de gens au PS, ça!)… Que malgré le camp d’en face et malgré bon nombre de « camarades », elle vient d’écrire un chapitre supplémentaire de cette partie de l’Histoire de France : l’histoire des femmes françaises. J’envoie en masse le texto « Elle est passée!!! » à mes potes, et petit à petit, dans l’ambiance bon enfant régnante, et après le discours de victoire d’un François Hollande quasi aphone sur une tribune aménagée, je me rendis compte que j’avais l’estomac vide… Enfin, que je n’avais pas mangé de la journée (vous me direz : « Pourquoi manger quand on peut boire? ») et que la faim ne me tenaillait même pas. Chose hautement inconcevable! En général, je mange cinq ou six fois par jour (j’ai toujours faim! Je suis une espèce de Tantale moderne)! Sans déconner! Il paraît que c’est courant chez les grands nerveux (mon meilleur ami est aussi un grand nerveux et mange également comme quatre. Ou cinq. Ou six… Enfin, beaucoup, quoi!) . Cela étant dit d’un coup, la faim s’est abattue sur moi, comme la famine sur la Somalie (image peu élégante, mais toute proportion gardée, terriblement appropriée!). Ça, c’est le premier effet Ségolène! Deux steak/frites plus tard, la rumeur annonçait la venue imminente de Ségolène Royal… Puis la rumeur évoquait plutôt 1 heure du mat’… Problème! Que dis-je, drame! Nous n’avions plus de clopes! Familière du boulevard Saint-Germain, depuis l’adolescence (bien que je ne sache que depuis quelques années seulement que c’était effectivement « LE boulevard Saint-Germain », alors que j’ai habité pas très loin, adolescente, donc, que je l’ai arpenté de long en large une bonne partie de ma vie… Mais, moi, le nom des rues…), j’enjoignis mon camarade de beuverie à me suivre côté 6ème pour trouver de quoi tenir le reste de la soirée. Les cigarettes trouvées, nous avions encore largement le temps de boire un petit verre (ou deux… Ou trois), avant de retourner à Solférino juste à temps pour voir l’héroïne de la soirée! Ainsi nous fîmes donc. Dans un bar de Saint-Germain-des-Prés, nous avons rencontré un type heureux comme tout des résultats (il avait voté Ségolène Royal), avec qui nous avons enchaîné quelques vodkas (« quelques », ici, ne veut pas dire qu’il n’y en eut pas beaucoup, mais qu’après trois, j’ai arrêté de compter!). Un œil toujours rivé sur ma montre et tandis que notre nouvel ami nous invitait à fêter l’événement plus tard, dans un bar très select du coin (ce que nous avons d’ailleurs fait!), je bousculai J-B, un peu parti, déjà, afin que nous ne rebroussions chemin vers le haut lieu des festivités socialistes. Ce n’était pas très glorieux. Je marche vite, certes. Cela dit, bien que mon foie n’ait plus de preuve à fournir à quiconque quant à mon degré d’encaissement d’alcool, il n’y avait pas de quoi pavoiser! Renonçant presque, au motif qu’« à [son] avis, [Ségolène] était déjà venue, avait déjà fait son speech et était déjà repartie », mon acolyte, se laissa néanmoins convaincre de me suivre pour constater de nous-même ce qu’il en était. Enfin, nous étions de retour à la brasserie qui fait l’angle de la rue de Solférino et du Boulevard Saint-Germain. Vite fait, je m’enquis donc de savoir si la star de la soirée était déjà venue ou non. Non! Bien… Nous faisions peine à voir, là, debout devant la brasserie encore ouverte, tenant la position debout par on ne sait quel miracle, et tentés par l’idée d’un dernier verre, en attendant. Nous en étions à peu près là de nos projets, lorsqu’un berline de couleur sombre s’est arrêtée à notre hauteur. L’outrecuidance du conducteur eut pu nous tirer un quelconque beuglement de poivrot (d’autant que la soudaineté avec laquelle il s’est garé nous a fait légèrement sursauter), si nous n’étions pas si fatigués et si bourrés. Un type sort de la voiture et ouvre la portière arrière. Et nous, nous restons là, interloqués par cette scène, limite hollywoodienne. Nous nous regardons, puis regardons à nouveau la voiture, un commentaire narquois prêt à sortir, pour ma part, lorsqu’une femme descend de la voiture (re-commentaire narquois qui me vient). Pas très grande (en tout cas, une bonne tête de moins que moi), plutôt frêle, la cinquantaine à peine marquée, et un visage qui me dit vaguement quelque chose… A nouveau, nous nous regardons, tandis qu’elle avance vers nous, et là, prenant conscience de l’identité de la nouvelle arrivante, nous l’avons regardée fixement, limite ahuris… Puis le temps de dire : « Je crois que c’est Ségolène Royal… », nous avons désaoulé en cinq secondes chrono. C’est le second effet Ségolène! Arrivée à notre hauteur, juste avant qu’elle ne nous dépasse pour s’engouffrer dans la rue de Solférino, où une horde hystérique de gens de gauche et de journalistes l’attendait et alors que des gardes du corps commençaient à former un cercle autour d’elle pour l’en protéger tant bien que mal, nous avons eu le loisir de nous faire notre propre opinion sur le charisme de Royal (car, elle en a… Si, si, je vous assure! Mais si, je vous dis!). En ce qui concerne J-B, lui est surtout légèrement tombé amoureux de la madame, je crois (et je me suis bien foutue de sa gueule, parce que ce n’est pas vraiment un royaliste forcené, pour faire dans l’euphémisme. D’ailleurs, il fêtait son anniversaire quelques jours plus tard et je m’en suis servi pour le dessin de sa carte d’anniversaire!)… « Elle est belle, hein? ». En ce qui me concerne, outre la prise en considération de la part d’arbitraire dont procède le charisme, je me suis retrouvée confrontée à ce constat assez déconcertant : le contraste entre l’apparente fragilité de cette femme (on ne fait pas gaffe, une tape sur l’épaule, en guise de bonjour, et on la met en orbite autour d’Uranus!) et l’incroyable force qui s’en dégage. J’en reste à cette impression… Bref! Tout ça pour dire qu’un Charentais et une Vosgienne (it’s a small world, isn’t it?) en goguette à Solférino, un soir de 1er tour d’élection présidentielle, dans un état pas possible, ont découvert cette chose tout à fait incroyable : Ségolène Royal fait désaouler! Mais peut-être est-ce un truc qui ne fonctionne que sur les Picto-Charentais et les Lorrains, rapport aux origines, tout ça… Chris, un jour peut-être vous racontera comment Vincent Peillon est devenu un antalgique et Jean-Luc Mélenchon, un anti-histaminique! ;-) 7/16/2008 Le tag, une pratique de vandales II, le retour de la revanche de la vengeance!Cette fois-ci, c'est Antennerelais, mon grand camarade (ah, ça, avec des amis pareils, on n'a pas besoin d'ennemis! LOL), qui m'a taguée sur Le Post! Me voilà donc contrainte et forcée de trouver 4 qualités à ... Nicolas Sarkozy! Un vrai pote, ce bon vieil Antennerelais, non vraiment! Outre faire un appel aux dons, afin de lui offrir pour Noël l'intégrale de Mireille Mathieu en 70 CD (plus les inédits, dont le fameux et cultissime duo avec Patrick Duffy, le Bobby Ewing de "Dallas"... La vengeance est un plat qui se mange froid, Antennerelais!!!), je vais donc m'atteler ici à énumérer 4 qualités de Nicolas Sarkozy, et puisque c'est une chaîne, je tague à mon tour 5 de mes petits préférés (qui vont sûrement me maudire... Ça ne me les rend que plus indispensables!) : - Fée ou Dragon?, ma jumelle cosmique, accessoirement princesse burgonde, et qui n'en est pas moins restée très simple (LOL) ; - Mrs Clooney, la classieuse "épouse" de qui vous savez, qui distille ses pensées "so chic", non sans un chouïa de "shocking" ; - Malaise dans la culture, un esprit irrévérencieux, qui n'a pas son pareil pour faire rire avec brio (avec qui?... Désolée!) ; - Mel36, une découverte royaliste dont je ne me passe plus : humour et engagement, un cocktail que j'adore (ça vient juste après le "Bloody Mary") ; - Et juste pour me rappeler à son bon souvenir et pour l'embêter, le toujours peaceful Gnome Noir ; Voilà, voilà, voilà... Ceci étant fait, il faut donc s'attaquer aux qualités du môssieur... NICOLAS SARKOZY : 1/ Sait s'entourer. On n'arrive pas là où il est, sans un bon carnet d'adresses. Et force est de constater que notre bon Président (sic) a su trouver en fiston Lagardère (Arnaud, dit "Nono, la bafouille"), un témoin de mariage, et néanmoins ami - mieux, un frère, précieux, en fiston Bouygues (Martin, dit "Tintin, le bétonneur"), un parrain attentif pour son fils et un ami fidèle, et en Vincent Bolloré (dit "Vince"), grand pourvoyeur de yachts et autres jets privés devant l'Éternel, un ami sincère et désintéressé. Ah, c'est beau de l'amitié! 2/... Euh... Ben... (on n'est pas rendus) Il a... Il a... Il a des dons de prestidigitation! Sûr! Je n'ai jamais vu quelqu'un capable de faire apparaître, disparaître et réapparaître autant de choses, avec autant de célérité! Et il a, en plus, des dons de jongleur! Et il jongle, et il jongle, et il jongle... Quel talent (non, mais, ce qu'il ne faut pas dire, je vous jure!)! 3/ ... # soupir #... Nicolas Sarkozy est un thaumaturge qui guérit les écrouelles et même, il ressuscite les morts. Souvenez-vous, un certain (un funeste, diront les mauvaises langues) soir de mai 2007, place de la Concorde (ironique, non?), son premier miracle : résurrection multiple. Mireille Mathieu, Jeane Manson, Enrico Macias, Faudel, Gilbert Montagné... On n'en demandait pas tant, mais il l'a fait (si, si, il l'a fait! Re # soupir #)! 4/ (On y arrive, les enfants, on y arrive!)... Il a... Ben, il a... Il a... Et puis, il a aussi... Enfin... Il a un goût très sûr pour les stylos (mais, si, mais si, c'est une qualité!)! Et c'est primordial, parce que quand on est le chef de l'État français et que l'on est amené à signer des tas de trucs très très importants (ce qui ne veut pas dire que tout sera forcément honoré... C'est le président Français, pas le Père Noël, en même temps!), on ne peut pas se permettre d'avoir des goûts médiocres en matière de stylo... Ben, non! Il y va de l'honneur de la France, voyez... Bon, ce n'est pas tout ça... Foin de flagornerie éhontée! Je laisse le soin à ceux que j'ai tagué de choisir, parmi la multitude de qualités dont il reste à le pourvoir, celles qui seront les plus appropriées à notre grand homme (comment ça, je fais du mauvais esprit?)! Chris, n'est pas Vandale, mais Franque! :-) 7/15/2008 RESTONS CONCENTRÉS, RESTONS VIGILANTS!Il m’apparaît de plus en plus clairement que le meilleur moyen de lutter contre le Sarkozysme, c’est… l’indifférence! Partant toujours du principe que « il n’y a pas de bonne ou de mauvaise publicité, il n’y a que de la publicité », au fond, la haine procédant d’une passion et n’étant pas si éloignée de l’amour, tant il est vrai qu’elle est aux prises avec l’obsession, un sentiment, même négatif, c’est toujours ça de pris! Nicolas Sarkozy, tout au long de sa carrière s’est employé à ne se faire aimer que de ceux qu’il admirait, ou, à défaut de se faire aimer, d’être en position de leur être utile politiquement. La nature humaine, servile et intéressée, facilite la création de liens, c’est dans l’ordre des choses. J’ai toujours pensé que Nicolas Sarkozy était de ceux qui n’ayant pas de fond, ou si peu, étaient obligés d’amalgamer le fond et la forme, mais de manière à ce que la forme prime et que cela crée un ensemble cohérent, tant et si bien qu’il soit impossible de séparer l’un de l’autre. D’ailleurs, l’on remarquera que lorsqu’on s’attaque à la politique de la majorité, on nous oppose toujours l’argument qu’il s’agit d’une question de personne. Les questions de personnes sont ici primordiales, car la personnalité du chef de l’État est tellement imbriquée dans sa conception du politique, que ce packaging pas même idéologique, mais qui est un galimatias d’idées prises ça et là, et donc souvent contradictoires, est le cœur-même du Sarkozysme. Or, s’il faut rester vigilant vis-à-vis du pouvoir, qui par son amateurisme, son manque de vision, est en train de détricoter un système qui, en Europe, avait l’apanage de pouvoir être encore qualifié de « social » (quand bien même, ce n’était idyllique), il faut savoir être indifférent au chef de l’État. Ce que les journalistes et autres commentateurs appellent la « peopolisation » de Nicolas Sarkozy, n’ont pas compris la nature de la politique selon Sarkozy, en ce qui le concerne, ce n’est pas un moyen, mais bien une fin. D’où l’incompréhension certaine d’un homme qui de 2002 à 2007, a fait de l’abus des media bien plus qu’un relais de ces idées, mais un concept, de voir que le bon peuple qui l’avait élu, grâce à l’usage abusif de cette technique, la rejetait aujourd’hui. Car, il croyait fondamentalement qu’il l’avait intégré comme allant de soi. Vox populi, vox dei. Ce qui l’a conduit à l’Élysée, lui enjoint aujourd’hui d’adopter profil bas. Sacro-saints sondages qui se suivent à une vitesse phénoménale en Sarkozie, comme si chaque semaine prendre le pouls de la France allait lui faire voir la lumière… La majorité peut toujours se moquer de la démocratie participative, au fallacieux prétexte que celle qui a popularisé son utilisation en France, n’aurait pas d’idées et les chercherait dans un panel de « pékins lambda ». Mais un pouvoir qui se fonde exclusivement sur les résultats des sondages qui l’arrangent (sondages qu’il commande, ou que des organes de presse et des instituts de sondages, souvent proche du pouvoir, commandent dans un contexte toujours très précis), pour valoriser ses décisions, fait exactement le contraire, non pas en associant le peuple à sa politique, mais en testant ce qui peut marcher ou non… N’est-ce pas précisément ce que l’on appelle « marcher à l’aveuglette »? Il me semble! Et en politique, c’est toujours un peu préoccupant. Malgré la détestation épidermique que m’inspire le Primus Inter Pares, et la honte que je porte dans ma chair de savoir que, pour encore 3 ans et 10 mois, cet homme me représente aux yeux du monde, magie de l’écriture cathartique (et un peu aussi de ma nature nietzschéenne : « ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort[e] »), j’arrive maintenant à me concentrer sur une forme de critique et d’opposition, qui, si elle reste véhémente, est moins obsessionnellement tournée sur l’homme, mais sur sa politique, qui me répugne plus encore (c’est tout dire!). Au fond, à force d’indifférence volontaire, il devient clair que l’esbroufe incessante du Président, ne cache plus la misère de sa conception politique. Désincarné, Nicolas Sarkozy, n’est plus qu’un Président d’opérette, qui n’a pour lui que la terreur politique que SA FONCTION inspire, quand ce n’est pas son caractère ingérable… Et c’est bien là tout le drame! Aussi, s’appuyer sur des questions de fond dans son opposition à la politique de la majorité montrera à quel point le fond justement leur fait cruellement défaut. Que cette politique est pour l’essentiel de l’affichage, qui a dévoyé le sens du mot « réforme » (mot qui a perdu tout son sens dans la bouche de la majorité), en la mettant à toutes les sauces, pour que le martèlement de ce mot, crée un réflexe pavlovien chez tout bon sujet à l’autosuggestion qui s’abreuve à TV PRA(V)DA, à savoir TF1. Que le mot « réforme » ne cache la plupart du temps que des usines à gaz, qui prennent du temps et donc de l’argent (dans un pays où l’argent manque, puisque c’est la pouvoir qui le dit), quand ce n’est pas l’octroi de privilèges, à des catégories déjà privilégiées. Le fond… En ce qui concerne le Sarkozysme, c’est plutôt le fond du trou! Chris, Private Eye. 7/8/2008 Économie : Les 3 "C" (Capitalisme, Cycles et Crise)L’économie n’est pas une science exacte et l’on peut pour cela se repencher sur l’analyse des cycles économiques, qui n’a jamais cessé de titiller les économistes depuis Juglar, Mitchell, Kitchin, Kondratieff, et jusqu’à Schumpeter, qui s’est largement intéressé à la chose ("Business Cycle"). Épineuse question que celle des cycles et des fluctuations économiques… "Caressez un cercle, il deviendra vicieux", disait Ionesco, cela pourrait être une parfaite définition du Capitalisme. Cercle vertueux : l’expansion, cercle vicieux : la crise. Avec des paliers entre les deux : dépression, en phase descendante, et reprise, en phase ascendante. Ceci est un cycle économique. Après, les durées varient selon les économistes. Juglar, un des premiers théoriciens des cycles, les voyait sur le court terme (le cycle Juglar dure environ 7-10 ans), Kitchin, sur un plus court terme encore (le cycle Kitchin dure un peu plus de 3 ans) et Kondratieff, lui, voyait les choses sur le plus long terme (le cycle Kondratieff dure une cinquantaine d’années). Schumpeter poussera le vice jusqu’à relier les différents types de fluctuations entre elles (nombre de cycles Kitchin, dans un cycle Juglar, et nombre de cycles Juglar dans un cycle Kondratieff, avec un hapax quand il y a superposition des trois : 1848, ou 1929, par exemple). Mais, la véritable révélation de Clément Juglar, sur le fond, tient moins dans son analyse brillante de l’instabilité du système capitaliste, que dans la formulation du titre de son ouvrage y faisant référence et sorti en 1862 (sic) : "Les crises commerciales et leur retour périodique en France, Royaume-Uni et aux États-Unis". Juglar parle dans cet ouvrage de la difficulté à maintenir la croissance économique sur le long terme, dans le système capitaliste : évaluation du lien de causalité entre la recherche de toujours plus de croissance pour toujours plus de profits - et analyse, au passage, du rôle de la monnaie dans ce phénomène - et l’apparition de la crise… "Le mieux est l’ennemi du bien", quoi! Ou si l’on préfère "Trop de croissance tue la croissance"! Si cela semble une évidence pour toute personne de Gauche, qui comprend qu’en pleine Révolution Industrielle, la chose pouvait encore poser question, cela interroge sur le fait que dans les années 2000, il y ait encore des bonnes gens qui dénient toujours ce "retour périodique" de la crise (pur phénomène conjoncturel), alors qu’un type en 1862, comprenait qu’il lui était consubstantiel… Car, et Schumpeter l'avait compris, c'est la logique de l’accumulation propre au capitalisme (on dit bien encore "capitaliser", non?), c’est l’excès de sollicitation des facteurs de production, à des fins de rendements bien juteux et à moindre coût qui génère la crise. Et Schumpeter de penser, que les sociétés occidentales deviendraient ou socialistes, ou socialisantes, pour remettre de l'égalité dans le chaos social qu'engendrerait un capitalisme fou, adepte de la rentabilité à outrance, n'encourageant pas les innovateurs, le goût du risque des entrepreneurs, mais étant essentiellement concentré sur la rente, l'accumulation de capital, avec de plus en plus de gloutonnerie (les Capitalistes, en la matière subissent le supplice de Tantale)! Aujourd’hui, il y a quand même des gens qui ont le front de continuer à ériger en modèle un système qui, il y a 146 ans déjà, selon un économiste français portait en son sein une aussi grosse anomalie que la crise! Et on nous reproche nos origines - même vaguement - marxistes? C’est le corbillard qui tire sur l’ambulance! Chris, est un "C", elle aussi... Comme "Catastrophe", "Cataclysme", "Céline" (Dion!), "Carl...", euh... Non, non, rien! 7/3/2008 OUF!![]() Fernando Vergara/Associated Press Quatre lettres qui font froid dans le dos… Quatre lettres… Un sigle… Et à chaque fois, les témoignages de leurs victimes résonnent à nos oreilles, comme autant de crèves-cœurs. Hier, pourtant, les guérilleros grévistes de la RATP, preneurs d’otages devant l’Éternel - on ne cesse de nous le répéter, ont enfin relâché Ingrid Betancourt, après six ans et quatre mois de captivité! Ouf! Toute plaisanterie mise à part, je suis soulagée et contente qu’Ingrid Betancourt ait été libérée. D’abord, parce que comme ça, au moins, maintenant on sait qu’elle est bien vivante (la dernière fois qu’on avait eu de ses nouvelles, la situation semblait critique) et ensuite, parce que pendant ces six dernières années, alors qu’au début tout le monde s’en foutait un peu, de la même manière que l’enlèvement de Jean-Claude Kaufmann m’a marquée, enfant, celui d’Ingrid, par les FARC, nous a permis de découvrir une personne au caractère bien trempé! Les bios sur elle, les nouvelles que l’on recevait de loin en loin, la photo dans Paris avec son visage souriant, on avait hâte qu’elle rentre, parce qu’elle faisait un peu partie de la famille. Ce visage souriant, malgré les années de captivité et les mauvais traitements, cette femme (une vraie politique, ce qui est un compliment dans ma bouche) à la fois touchante et incroyable de force, sur le tarmac de la base militaire où son avion a atterri, m’a ravie, hier soir, quand je suis rentrée chez moi et que j’ai accueilli la nouvelle avec incrédulité, tout d’abord. De manière plus personnelle, pendant ces six années, je pensais à ses enfants qui ont grandi, en souffrant de l’absence de leur mère à leurs côtés, et qui se sont engagés pour, d’une certaine façon, combler ce manque. C’est quelque chose de très dur, lorsque l’on est enfant, adolescent, de vivre sans ses parents, quelles que soient les raisons qui poussent à cela. Ça l’est d’autant plus, sans mère, dans ces conditions difficiles… Même si parfois, leurs interventions faisaient augmenter le prix de sa libération, voire en faisait une monnaie d’échange trop précieuse pour s’en séparer, on ne peut blâmer ses enfants de s’être démenés comme des fous pour alerter l’opinion, faire qu’on ne l’oublie pas, organiser les soutiens publics… Mais, sans mièvrerie, avec dignité, loin de ces crétins capricieux qui excuseraient toute la bêtise et la morgue dont ils sont capables par le divorce de leurs parents ou le fait qu’à huit ans, leur père leur a collé une tarte! Malgré les vicissitudes, les enfants d’Ingrid Betancourt, sont restés dignes. Et je le dis d’autant plus tran |