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2/25/2009 Tu viens plus aux soirées!Voilà... Voilà, ce que ça fait quand mon attention dévisse! Un téléphone portable, une connerie qui trotte dans la tête et je me sens obligée de me la jouer Omar et Fred, à la faveur d'un moment de flottement! Consternant (et mal cadré), mais tellement bon! Ah, elle est belle la jeunesse, tiens!
Chris, Service Après Vente du pauvre... 2/6/2009 C'est trop bête!Il paraît qu'hier, en vedette américaine, sur TF1, France 2 et M6 (simultanément, en plus!), il y avait la star montante du cinéma comique international! Manque de bol, il y avait Meryl Streep sur Canal +! Du coup, moi j'ai regardé Le Grand Journal, avant d'aller bouffer au resto... Je suis sûre que j'ai manqué un truc inénarrable, et je suis déçue, mais déçue (vous n'avez pas idée à quel point je suis déçue... Ça...)! Il pourrait au moins nous mettre au courant de leurs soirées spéciales, les bons hommes des grandes chaînes! Pas une mention de toute la semaine à cet événement de grande ampleur. Pas un journaliste pour nous dire : "Les enfants, faites chauffer le magnétoscope, va y avoir du lourd!". Le silence radio...
Enfin, bon... Je suis sûre que je réentendrai parler de ce Nicolas... Nicolas comment, déjà? Le nom m'échappe... Mais peu importe! Un acteur comique de pareil talent, ça ne doit pas passer longtemps inaperçu, si?
En tout cas, prière à ceux qui connaissent cette nouvelle coqueluche du cinéma international de me donner de plus amples informations sur le phénomène! Un beau geste! A ce que j'ai entendu dire, il ferait passer Louis de Funès et Eddy Murphy, pour Isabelle Huppert et Judy Dench!
Chris, hou, ce qu'elle est déçue! Mais alors déçue! ;-) 1/29/2009 Et encore Bonne Année II, le retour Bon, on ne va pas se mentir, au vu des conditions socio-économiques, du contexte politique (même ceux qui nous ont martyrisé les tympans à force de "Obama" et autres "Yes, we can!"… What the fucking hell can we, exactly? We dont know, but we can… Et comme dirait notre copain George : "What else?". Je ne suis pas sûre qu'il y ait une tournure idiomatique américaine, rendant exactement l'idée de "méthode Coué", mais "Obama", deviendra sûrement sa plus parfaite retranscription. Enfin, bon, comme on dit : "Traduttore, traditore"… Qu'importe! Bref, ceux qui n'ont que le nom d'Obama à la bouche, doivent se rendre compte que leur président à eux, c'est Sarkozy! Ben, ouais, tout de suite, ça fait moins rêver…), souhaiter une bonne année 2009 serait pour le moins incongru. A la limite, mieux vaut souhaiter la meilleure année 2009 possible, ce qui est tout de suite plus raisonnable. Alors, bon… MEILLEURE ANNÉE 2009 POSSIBLE, mes poussins (je suis encore dans les temps…Ouf!)! Ce n'est pas très glamour, c'est certain, mais ça a le mérite d'être pragmatique, et, du coup, c'est déjà plus réalisable!
2009, 2009, 2009... Je ne vais pas jouer les Madame Soleil ("Ah, l'amour, l'argent et la forme…"). Déjà les prédictions, c'est pénible, alors venues direct d'outre-tombe… Brrr! 2009, année de tous les possibles, donc! Crépuscule des idéologies? Apocalypse Capitaliste? Tentation anarchique? Si vous avez l'âme d'un joueur ou d'une joueuse, c'est le moment, il y a sûrement des pépètes ou des situations à se faire. A époque désespérée…
Pour ma part, bien que tout cela m'amuse beaucoup (mais je m'amuse d'un rien, je suis restée une grande enfant!), je crois que je vais mettre mon cerveau au vert encore quelques temps. D'abord, parce qu'il ne faut pas pousser mémé dans les orties : pendant deux ans, j'ai été très - très! - prolixe sur la politique française (et vous en avez été les victimes). J'ai écrit des lignes et des lignes, lignes qui ne sont pas de la littérature, activité à laquelle je consacre la plupart de mon temps depuis ces cinq dernières années. Je m'en retourne donc à mes écrits - pour modestes soient-ils, de façon plus sérieuse. La seconde raison pour laquelle je vais me complaire dans des vacances intellectuelles à durée indéterminée, c'est que maintenant, je l'avoue, notre situation politique a tendance à prodigieusement m'emmerder. Entre la centrifugeuse (Nicolas), le tromblon (Martine) et le boulet (Xavier), la France est en de bonnes mains, je ne m'en fais pas! S'il est vrai que les gens ont les dirigeants qu'ils méritent, les Français ne doivent plus être sur la liste du Père Noël depuis belle lurette… Parce que déjà ceux d'avant, ce n'était vraiment pas Byzance, mais le trio de winners, ce n'est pas franchement un cadeau, non plus! Enfin, advienne que pourra. En fait, je souhaite à tout le monde de pouvoir se doter d'un sens de l'humour en titane, avec un degré bien plus élevé que le second. Investissez dans le 10000e degré, cette année. Ça, c'est de la valeur sûre. En ces temps troublés, c'est un investissement que vous ne regretterez pas! Voilà, voilà, voilà… Bon, ben, ça c'est fait! Je crois que j'en reviendrai à me considérations métaphysiques à deux balles, si d'aventure il me prenait de traîner dans les parages (autrement dit sur Internet...). A moins d'une info politique de la mort qui tue, bien entendu… Qui sait? Ben, oui, c'est vrai, ça, qui sait? Elisabeth Teissier? Même pas!
Chris, songe sérieusement à se recycler dans l'arnaque… Euh, pardon, la voyance! 11/10/2008 Rendons à César... (ERRATUM)... Ce qui est à Mel! En l'occurrence, c'est l'attribution à Martine Aubry de la fameuse phrase pendant les primaires socialistes de 2006 "la candidature à l'élection présidentielle n'est pas un concours de beauté" (on n'a toujours pas tranché avec des amis la paternité de cette phrase d'un goût exquis)! Alors que la vraie phrase de Martine était : "La candidature n'est pas une question de mensurations"... L'un dans l'autre, l'effet reste le même... Ou presque. Car l'on comprend, du coup, les inquiétudes de Martine, concernant sa meilleure ennemie. Quand je vous dis que le problème majeur de Royal ce n'est plus tant que c'est une femme (encore que...), mais que c'est une jolie femme. Alors, en cadeau, c'est Noël avant l'heure, une petite photo qui illustre tant l'une des deux déclarations que l'autre... Vas-y, Mel, c'est pour pour toi, c'est cadeau, repasse-toi la phrase, lentement, tu verras, c'est irrésistible! Chris, soyons superficiels! 9/24/2008 Petits plaisirs et autres consolations à la déliquescence patente de la France II...Et maintenant, c'est le tour de Jean-Pierre Raffarin de se prendre un gifle bien bruyante en pleine poire, une rouste, une branlée... Mais je vais m'arrêter là. Les sénateurs ont préféré Gérard Larcher (qui n'est pas une flèche pour autant), à l'inimitable amuseur du Poitou, à qui il ne reste plus, en souvenir des moments heureux, qu'une langue râpeuse pour avoir si bien su faire briller les chaussures orthopédiques présidentielles, et son siège de Sénateur de la Vienne pour lui tenir chaud, cet hiver... MOUARF! Bon sang, ce que c'est grand! En plus, pour ne rien gâcher, c'est une volonté manifeste de ne pas satisfaire les desiderata du Primus Inter Pares, qui avait fait du bon Jean-Pierre son champion (et il n'a pas vu qu'un truc clochait?), de la part des sénateurs... La vita è bella! Chris, "Garçon! Un café (Jacques Vabre), des croissants et une déconfiture, s'il vous plaît!" 9/22/2008 Petits plaisirs et autres consolations à la déliquescence patente de la France...C'est idiot, mais c'est tellement bon! Vous savez, ces personnes que vous honnissez du plus profond de votre auguste personne, mais qui passent leur temps à polluer votre espace intellectuel (et à bouleverser vos considérations esthétiques, par la même occasion... Sinon, ce n'est pas drôle!) via émissions de télévision - pourtant sérieuses - et journaux interposés, repoussant sans cesse, par chacune de leurs paroles, les limites que vous mettiez à la bêtise et dont ils sont devenus les vivantes allégories, ces électrons - même pas libres - hystériques, qui gravitent autour du Noyau (qui a tout du pépin,vu d'ici... Et quel pépin! Pépin le Bref... Mouarf!) comme des dératés, pensant que leur proximité d'avec ledit Noyau en font des éléments de choix, ces margoulins de la pire espèce, dont la moindre contrariété vous comblerait de mille manières... Eh bien, ces êtres rares, lorsqu'il leur arrive une déconvenue (et que vous vous surprenez presque à croire en l'existence d'un truc la-haut qui aurait exaucé vos souhaits), tout votre être exulte de la joie de leur déconfiture. Vous pourriez vous vautrer dedans, tant ce sentiment, très humain, au fond, efface (temporairement, certes, mais c'est toujours ça de pris!) leurs outrages! Louées soient les élections sénatoriales! Je suivais les résultats en direct sur LCP/Public Sénat, lorsque que la nouvelle est tombée, lapidaire, jouissive, libératrice, presque : l'inénarrable Dominique Paillé, langue de p..., pardon! Porte-flingues ("porteur de pétards mouillés" m'eût paru plus adéquat) de la Sarkozie en goguette, après s'être pris une branlée aux législatives de 2007 (déjà grande satisfaction), dans sa circonscription des Deux-Sèvres (et perdre son siège, à ce moment-là, il fallait le faire, en pleine fanfare sarkozienne), s'est pris une rouste aux sénatoriales, pour représenter les Français de l'étranger! YEEEEEEESSSSSSSS!!!!!!!! Se sont des petites choses comme ça qui font le sel de la vie! D'ailleurs, en parlant de la rouste de Paillé aux sénatoriales (oh, bon sang, ce que c'est bon!) : JOYEUX ANNIVERSAIRE, SÉGOLÈNE!!! C'est Dominique qui régale (solidarité entre natifs - natives, en l'occurrence - du signe de la Vierge... Moi, manque de bol, j'ai eu droit à Benoît XVI), cette année! Bon, Nadine Morano, y'a déjà eu Toul, aux municipales (et Rama Yade à Colombes)... Il ne reste plus qu'à l'impayable Frédéric Lefèbvre à goûter à l'implacable, l'inéluctable retour de bâton, pour - faire notre (enfin, la vôtre, je ne sais pas, mais la mienne, certainement!) joie et - qu'il n'y ait pas de jaloux! On s'accroche, on y croit, quelle que soit la forme politique que cela prenne, on sait qu'on ne sera pas déçus... Chris, hou, qu'elle est vilaine et vindicative! Mais elle le fait tellement bien! ;-) P-S : J'allais oublier les insupportables Yves Jégo et Chantal Brunel, dans la clique des casse-pieds professionnels... Mais bon, mon oubli fait office de mépris, en la circonstance. Pour revenir à Dominique Paillé, je ne résiste pas à vous faire partager cet extrait - jouissif - d'un article du "Monde" (comme quoi tout arrive, même un papier marrant dans "le Monde") du 23 septembre : "Les convives avaient presque fini de faire un sort au buffet. "On n'avait pas prévu que les électeurs des Français de l'étranger viendraient tous ici pour fêter la défaite de Paillé", avoue un responsable du groupe." Mouarf! Cette histoire n'en finit pas de me ravir! 9/18/2008 Soyons méchants, soyons gratuits : Soyons méchants gratuitement!J'avais bien entendu le titre, en forme de menace : "Et si on se retrouvait..."
(mais il n'en est pas question! On n'a jamais eu quoi que ce soit à
voir ensemble! Et je ne vous ai rien fait, moi... En tout cas, rien
dont vous ayez eu vent et qui se serait manifesté de manière
violente... Alors, du calme!), cela dit je n'avais pas, jusqu'ici, vu
la première de couv' du livre de Titine (Martine Aubry, quoi!). Mais j'avais loupé ce collector! Et je dis bien "col-lec-tor", parce qu'on y voit la chose la plus improbable, la plus impensable : Eh oui, elle sourit! Ça fait froid dans le dos, hein? Toute
plaisanterie mise à part, celle qui n'a eu de cesse (avec Delanoë,
d'ailleurs) de reprocher que la démocratie d'opinion dicte la conduite
à avoir (et bien entendu, elle ne visait personne!), depuis son retour
en grâce post-municipales est bien aise de profiter de cette démocratie
d'opinion, qui la conspuait encore hier, et la tient - en partie, il ne
faut pas pousser, non plus - pour le renouveau socialiste d'aujourd'hui
(il faut dire que l'UMP et les media aident aussi...). Ça flingue à
tout va et descend du camarade... Et personne ne l'envoie promener! Les
indécisions des autres, le moindre propos qui passe, elle en fait ses
gorges chaudes. Mais alors, et elle? Ira, ira pas, briguer le poste de
Premier Secrétaire? Et pour la Présidentielle, quid de ses aspirations? Que chacun s'occupe de ses mic-mac et les militants seront mieux gardés. Titine, Bébert, Fanfan... Ils parlent, et ils parlent, et ils parlent, et ils nous ont fatigué... Synthèse molle, ou synthèse rétrograde, il y en a pour tous les choix. Ce qui m'affole, c'est que toutes ces bonnes gens (Aubry, Delanoë et Hollande, donc) pérorent sur le dos du collègues et font ce qu'ils reprochent aux autres ("faites ce que je dis, pas ce que je fais", quoi). Ils prônent le changement, mais font du sur-place, quand ils ne sombrent pas dans la nostalgie la plus éhontée! On peut critiquer Royal qui joue "Laisse aller, c'est un Valls" et se rapproche dangereusement des potentats locaux, qui l'accompagnent! On a beau savoir que c'est purement stratégique, ça fait bizarre! Mais avoir l'audace (hi, hi!) de l'ouvrir, quand on va fouiller les poubelles du Parti soi-même et repêcher n'importe qui... C'est vraiment du foutage de gueule! Okay, les gens, vous savez quoi? Vous voulez faire du neuf? Toi aussi, Martine? Alors adopte la motion de Mélenchon et laisse-lui le Parti! Bah, quoi, tu te veux à Gauche de chez à Gauche, tu instruis des procès en orthodoxie doctrinale (ça me rappelle Jospin! C'est d'un fatigant!)... Vas-y, laisse Mélenchon prendre les rênes (d'autant que moi, je ne serais pas contre... D'un autre côté une Royal prenant le Parti, ce serait tellement fun que, c'est tentant... Et surtout, les gueules qu'ils tireraient! Rien que pour voir ça, ça me ferait triper qu'elle y arrive!) et retourne à Lille, à faire marrer le kéké en imitant le ch'ti (surfant ainsi sur la vague qui a propulsé Dany Boon), ou à le divertir en chantant - mal - des airs du pays... Pouah! Ça attaque les autres sur la dignité et ce n'est pas foutu de conserver la sienne! Ah, putain, je me sens mieux... Vous aurez compris que je déteste particulièrement Martine Aubry! Et depuis qu'on l'a sortie de ses limbes (pourquoi? Mais bordel, pourquoi?), je n'en peux plus de la vie de l'entendre faire des sorties sur tout et sur n'importe quoi, avec ses rictus (les sourires sont collectors, on vous dit! Elle ne les sort que pour les grandes occasions) chafouins de la grande heure jospinienne, ses regards entendus aux petits camarades complices (et aux anciens ennemis d'hier), et son air de ne pas y toucher, qui ne trompent que les plus crédules! Chris, la gratuité est un concept de gauche... Pas de remords à avoir! 9/16/2008 Être couronnée à Reims ou ne pas être couronnée à Reims... Telle est la question!Alors, celle-là, elle est raide! J'avoue, je ne
l'avais pas vu venir... Et c'est pour ça que plus le temps passe, plus
je l'adore, cette Ségolène Royal : elle arrive encore à me surprendre.
Franchement, on peut lui trouver tous les torts du monde, mais on devra
toujours lui reconnaître de dénoter dans la fadeur politique ambiante
(et de savoir ménager ses effets)! Royal est rock'n'roll! Cette façon
qu'elle a de mettre les pieds dans le plat... Ça me fait triper, je n'y
peux rien. Petit rappel des événements : reçue hier soir sur TF1 par Laurence Ferrari, la présidente de Poitou-Charentes, avec un sens du contraste bien senti (la brune habillée de noir - pour une fois... D'ailleurs, ça fait plus cool! - face à la blonde toute de blanc vêtue), annonce qu'elle ne se focalise plus exclusivement sur le Premier Secrétariat (contrairement à... Bip... et Bip... et... Arrêtons-nous là!), qu'elle veut la fin des querelles d'EGO, tout ça... Pour s'occuper de ce qu'il y a de plus primordial, son dada, ce qui lui vaut - et lui vaudra encore, n'en doutons point - l'accusation d'être démagogue : les gens. Alors, bien sûr, les gens vont la comprendre de travers (pour changer) ou vont lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit, en tout cas, il est certain que les méthodes royalistes vont encore dérouter du monde... Et c'est tant mieux! Maîtresse de son propre tempo, elle peut faire des trucs pas piqués des hannetons, la mère Royal! Elle n'a pas dit qu'elle jetait l'éponge, elle ne met juste plus le fait de briguer le Premier Secrétariat en bandoulière. Sa formulation est pourtant limpide : ne plus faire un préalable de quelque chose, ce n'est pas abandonner l'idée, c'est juste ne plus le mettre en tête de liste (oui, je l'ai fait exprès) de ses priorités! Mais analysons, réfléchissons : qu'est-ce qui a bien pu prendre à Royal pour lancer comme ça, sa petite bombe, à 8 jours de la limite des dépôts de motions (clin d'œil à Mel : Oh, bon sang, je sens que Valoche va nous faire un show de folie, ce soir!)? Bon, alors, je vais me faire lyncher par les royalistes (oh, oui, lynchez-moi!), mais je ne peux m'empêcher de penser que cette petite - entreprise de déstabilisation (car, c'en est une! "Mais non, Ségolène, elle ne fait pas de politique politicienne!"... Nooon! C'est une douce colombe égarée dans ce monde cruel...) - sortie a pour vocation : ou bien de rallier les fédéraux indécis (genre : "Viendez signer ma motion, mes petits!"), histoire d'avoir une motion de poids en arrivant à Reims (mais gare aux alliances tordues, hein!), ou bien, de donner un faux sentiment de sécurité à Bertrand Delanoë (genre "Ah, ah, elle se dégonfle, je suis trop fort!"), voire mieux le pousser à s'interroger sur la pertinence de sa propre candidature (genre " Mais si elle ne se présente pas et que je continue de jouer les kékés, que je l'emporte et que je me plante... Elle va me défoncer en 2012")... En tout cas, de montrer aux militants qu'elle, elle entend leurs récriminations et qu'elle se met en conformité et avec leur volonté et avec ses dires! Ça peut être aussi un petit coup de pression à François Hollande. S'assurer un pourcentage de 30-35% au Congrès de Reims (grâce à cette posture) serait une victoire personnelle de Royal et donnerait des sueurs froides à quelques éminents membres du PS, son actuel dirigeant, en premier lieu. Un courant royaliste fort et bien structuré au PS, il y aurait de quoi swinguer jusqu'en 2011 (date de désignation du candidat socialiste)... Et pendant ce temps-là (toujours à Vera Cruz... On pourrait changer pour Puerto Vallarta... Donc, pendant ce temps-là, à Puerto Vallarta... Ça le fait grave!), Fanfan et Bébert font meeting commun (Hot! Hot! Hot!). Ah, Delanoë! Ah, Hollande! C'te bande de winners! D'ailleurs, il faudra que l'on m'explique. L'unité, je veux bien, mais pas sans un minimum de fraîcheur! Non, parce que, une figure du jospinisme s'alliant au type qui a mis 11 ans à accoucher du PS tel que nous le connaissons aujourd'hui (Rrrr!), ça sent quand même un peu la lose sur les bords, non? Enfin, je suis mauvaise langue! Delanoë-Hollande, en matière de rénovation et de renouveau, ce n'est pas très porteur d'espoir, d'accord, mais la blague est terriblement (c'est le cas de le dire!) efficace! Ce n'est pas possible... Hollande ne peut pas ne pas avoir conscience des casseroles qu'il se traîne... Pas à ce point! Si ça se trouve, il essaye de flinguer la candidature de Bertrand, en lousedé. Dis donc.. Celle-là, elle serait grande! Mais alors du coup, ça doit cogiter sévère dans la tête de François, en ce moment! Si elle n'est plus vraiment candidate déclarée, et que, finalement, elle décide de ne pas prendre le PS, se contente d'un courant, comment contrer Royal pour 2012 (ben, oui, comment? Bon brainstorming, les enfants!)? Nul ne peut présager de la tactique de Royal, à l'heure qu'il est... On peut supputer des théories, il y en aura sûrement une dans le lot qui s'approchera de la réalité, mais le temps que l'on découvre laquelle, nous aurons déjà un train de retard et force sera de reconnaître qu'elle est douée, la gamine! Mitterrand était à la politique ce que Beethoven fut à la musique romantique, Chirac c'était du Vivaldi (Sarkozy, lui, serait plutôt du Brahms), Royal, c'est du Bach... Ça a l'air alambiqué, mais c'est limpide, on a beau connaître son style, il y a toujours de l'imprévu. Chris, "si c'est pas baroque, c'est du toc!" (citation célèbre) 9/12/2008 FUCK LE 12 SEPTEMBRE!Benoît XVI est arrivé... Bien sûr, Herr Ratz, ne pouvait arriver à Paris qu'aujourd'hui... Comme si ce jour n'était pas suffisamment chargé de "Grrr!", pour que Ratzounet ne vienne pas en rajouter une couche (sinon, ce n'est pas drôle!)! Ah, il démarre sur les chapeaux de roues, ce 12 septembre! Bon, la pratique religieuse et moi, ça fait un peu 15000... Sauf peut-être quand je mange. J'ai des accès mystiques lorsque je m'en mets plein la panse, à la limite de l'illumination, tant mon appétit - qui est grand - domine mon être, et tant la satisfaction que procure le simple fait de se bâfrer de cochonneries (surtout de cochonneries) atteint des niveaux quasi orgasmiques! En revanche, l'alcool, fut pour beaucoup, je crois, dans l'abandon de l'idée d'une possible existence d'un quelque chose ou d'un quelqu'un, dont on m'avait enseigné, dans mon enfance, que son petit nom, c'était Dieu et que de temps en temps, il se manifestait aux hommes, histoire de tailler une bavette : "Salut, ça va chez toi? Au fait, j'ai un cadeau pour toi et tes copains... " (c'est dans des récits apocryphes de l'Ancien Testament, qui manquent au Décalogue). Enfin, bref... Tout ça pour dire que si la religion (qui, traitée d'un point de vue intellectuel est fascinante, mais qui, envisagée d'un point de vue empirique est d'un ennui mortel... C'est peut-être pour ça que les vrais croyants sont récompensés après leur mort. C'est leur tribut pour s'être fait méga chier quand ils étaient vivants! Mais c'est bien sûr!) n'est pas ma tasse de thé (mon bol de lait, à la limite... Je n'aime pas le lait!), et que peu me chaut le Pape, d'une manière générale (Jean-Paul II aurait dû être un politicien, pas un ecclésiastique. Quel gâchis!), celui-là, je l'exècre en particulier! Et chaque fois que j'entends son nom, j'ai des pensées très peu amènes (ah, ah, ah! Que je suis drôle!) à son endroit... En plus, c'est un putain de récidiviste du 12 septembre, ce con! Rappelez-vous, il y a deux ans, le discours de Ratisbonne, où il s'était lâché sur l'Islam (allez... Rappelez-vous!), sous-entendant que de la religion musulmane émanait la violence (sic). Et c'est le chef de la foi catholique, qui la ramène? Il veut revenir sur les conversions à l'épée pratiquées par l'Occident (à l'exemple de Charlemagne avec les Saxons), sur les Croisades décrétées parce que la jeunesse noble, mais désargentée (les désavantages de la primogéniture) et désœuvrée se faisait chier et qu'il fallait bien l'occuper (alors, aller occire du "barbaresque" occupant la Terre Sainte, c'était un truc comme un autre... L'exotisme en plus!), sur l'Inquisition, les Guerres de religions? Ou plus particulièrement sur le sort réservé aux Indiens par l'Église (même si, techniquement, après la controverse de Valladolid, Bartolomeo de las Casas, a fait valoir que les Indiens avaient une âme. Mais l'Inquisition sud-américaine valait aussi son pesant de cacahuètes!), les missions en Afrique accompagnant les délires civilisateurs de l'Europe, le silence du Vatican pendant la Seconde Guerre Mondiale? Le Christianisme (putain, mais je cumule!) est une religion de paix, c'est bien connu! Quand Hippie Superstar a balancé son "Aimez-vous les uns les autres" (non, pas Ségolène Royal, non... L'autre), il n'avait pas vu venir qu'avec la bande de branques qui constituaient le genre humain, ses propos seraient mis au service d'intérêts personnels (bah, un peu comme les soixante-huitards... Hippies hier, derniers des capitalistes aujourd'hui). Quand on pense que les Romains aurait pu empêcher l'expansion du christianisme... Les Chrétiens n'auraient emmerdé personne, on serait - presque - tous de gentils païens (qui a noté le jeu de mots et relevé le pléonasme? Levez la main!), baiseurs, buveurs, mangeurs, dépravés... On mesure ce qu'on a loupé (enfin, surtout ceux qui s'en sont tenus aux préceptes bibliques!)! Une société - presque - idéale. Connard d'empereur Constantin, tiens! Bon, ça va, j'ai bien déversé ma bile... Mais juste pour rigoler, imaginez que je me sois attaquée à une autre des religions du Livre... Oh, misère! Je me devrais me cacher dans une grotte. J'aurais un voisin sympa qui m'apporterait des cookies tout chauds (hein, Usama?), pour me souhaiter la bienvenue... Chris, se fout de l'opium du peuple... Préfère la bière de toute façon (et va s'en mettre plein la poire ce soir)! 9/2/2008 Le Siège de la Rochelle...Université d’été du PS… Le fond de l’air rochelais est frais… Pire! Glacial. Non pas tant à cause des dissensions manifestes… Encore que… J’imagine que pour certains, c’est véritable un crève-cœur, de voir les dirigeants socialistes se déchirer, alors qu’en face, on semble se tenir droit dans ses bottes. C’est que la communication de l’UMP est toujours bonne! Elle qui, composée de groupes disparates, antagonistes, parfois, et dont bon nombre des membres importants se détestent, se gerbent tout autant que dans le camp socialiste. Mais bon, tant que les media déblatèrent sur « cette affligeante opposition », ça évite de regarder de trop près les déboires de l’UMP, c’est toujours ça de pris! Le journalisme… Un bien beau métier! Une exigence de tous les instants! Une profession qui, pour l’essentiel, dépend du bon vouloir des grands amis de notre cher Primus Inter Pares, surtout! Enfin, bref… La politique, c’est - beaucoup - aussi l’art du sourire de circonstance et de la phrase à double tranchant, qui ressemble à s’y méprendre à un compliment, à première vue, puis, à bien y réfléchir, au baiser de Judas (le vrai Judas, hein! Pas son avatar contemporain, Éric Besson). Au fond, si le fait de voir les Socialistes laver leur linge sale en public, en répugne certains, on peut aussi se dire que ce n’est finalement pas si glauque que ça. Parce que je ne voudrais pas être là - d’un autre côté, je n’y serai pas, ça tombe bien! - le jour où, Sarkozy s’effondrant, l’UMP éclatera. Car, il y aura du sang! Des revanches à prendre sur les humiliations refoulées, les mises à l’index, les chasses aux sorcières, et la volonté du retour à quelque chose de plus « traditionnel »… Oh, putain! Il va y avoir du grabuge sévère! La bataille d’Anghiari revisitée, façon post-moderne, à qui il ne manquera que son Leonardo da Vinci pour l’immortaliser (ou plutôt son Rubens, puisque la version du génial Italien a disparu). Entre les gaullo-chiraco-villepinistes, qui ressortiront de leur Purgatoire, pour certains, de leur Enfer, pour d’autres, pour se faire les dents sur les sarkozystes, le cannibalisme sarkozyste (Devedjian et les époux Balkany, et les reliquats du réseau Pasqua), les libéraux qui boufferont du Sarkozy grand prometteur, mais petit faiseur (en tout cas, à leur goût!), les jeunes loups opportunistes (Copé, Pécresse, Wauquiez) qui en finiront avec les créatures sarkozystes (si elles ne font pas preuve d’opportunisme, elles aussi), fidèles de la première heure (Lefebvre, Estrosi et consort), voire de la seconde (Dati, Yade, Paillé), et les papys (genre Raffarin) ou les taiseux (genre Bernard Accoyer) qui chercheront à sauver leurs vieux os et attendront de voir de quel côté le vent souffle, avant de trimbaler leur arthrite sur le champ de bataille, les francs-tireurs chiraquiens (Juppé, Villepin) qui mettront - non sans un plaisir incommensurablement pervers - leur science politique en commun, au service d’une punition à la hauteur de l’outrecuidance de l’instigateur du bordel ambiant, les rattachés (MAM, Borloo) qui se feront discrets, puis se joindront à la meute pour en finir avec les derniers sarkozystes debout (d’ailleurs, il se pourrait même que Borloo, se serve de son parti pour chercher à rallier des âmes en déshérence et ainsi, les sauver), quant aux Sarkozystes canal historique (le noyau dur : Hortefeux et compagnie…), ils casseront sans doute du réfractaire et tomberont sous les coups de toutes les personnes précitées, pour leur chef… Les traîtres, eux, s’ils n’ont pas l’heur de disparaître avant l’hallali, seront occis, puis exposés, baignant dans leur sang, entrailles toutes dehors, et laissés aux bons soins des charognards. Les supplétifs (Guaino, Guéant…), n’auront sans doute pas un sort plus enviable. Une boucherie, vous dis-je! Pire qu’Anghiari : une bataille de Solferino bis! Avec Nicolas Sarkozy en Napoléon III, rôle qui lui sied à merveille! Et qui donc, dans le rôle de l’Helvète Henri Dunant, qui fit adopter « la Convention de Genève », et à qui la célèbre bataille de la campagne italienne (1859), par sa violence, son côté sanglant, inspirera la création de la Croix-Rouge? L’histoire le dira… Loin de leur fief solférinien (prémonitoire), les Socialistes, pour l’instant, se préparent à leur prochaine grande bataille sanglante, programmée en novembre (après les guerres de 2006-2007). Si le fond de l’air était glacial, à la Rochelle (si, si, moi, même par télé interposée, j’ai eu des frissons me remontant le long de l’échine, je ne vous dis que ça), ce n’est pas tant à cause des dissensions, donc, mais plutôt des rapprochements. Ça peut paraître paradoxal, mais c’est encore pire que tout! Bon sang! Mais foutez-vous sur la gueule, disparaissez (à défaut de vous « aimer les uns, les autres »… Mouarf, mouarf! J’y reviendrai…) : il restera bien quelqu’un, va. Je ne m’en fais pas! Cela dit, voir ce qui s’est passé le week-end dernier, m’a littéralement glacé le sang : Titine, qui fait du pied à Fafa (au grand dam de pépé Pierre Mauroy), son (un de ses) ennemi(s) d’hier (les ennemis de mes ennemis…), et s’acoquine avec « les Reconstructeurs » - de barrages, soit le flamboyant Jean-Christophe Cambadélis (Rrrr!), strauss-kahnien historique, flanqué des restes des troupes du « Monsieur du FMI », et Nono le Robot, l’impayable Montebourg, qui ne peut s’empêcher d’en rajouter côté effets de manches (et qui s’est allié avec tant de gens au PS - hormis Hollande, qu’il ne peut pas sentir - qu’il doit avoir une page FaceBook à faire pâlir d’envie les plus accros… Non, mais vous savez combien il y a de cadres au PS? Et ce que ça représente en réseaux?), tout ce beau monde faisant amis-amis sur le dos de Pierre Moscovici (non que le sort de Mosco, me bouleverse. Mais bon… Là, ça c’est vu, quand même!). Lequel Moscovici est rallié, au détour d’un chemin - tortueux, par « La Ligne Claire », ligne à la clarté aussi éclatante que celle d’une lune gibbeuse se réfléchissant chichement dans une flaque d’eau croupie, polluée par des restes de vieille essence « Sans Plomb 98 » (oui, la figure de style est casse-gueule, mais tellement vraie…). Starring : Jean-Noël Guérini, le potentat marseillais, Gérard Collomb, le potentat lyonnais, sans oublier, en guest star américaine, l’énervant et droitier Manuel Valls… Rien que du beau linge! Miam, miam! Sinon, il y avait bien aussi le SPECTRE (Socialiste Pompeux Enclin à la Connerie Théâtrale Ridiculement Énoncée. Cf. « J’assume [sic] la conséquence de mes actes […] », tout ça, tout ça )… Pardon… Lionel! Le sémillant ancien Premier Ministre, donc, lui faisait mumuse dans un « atelier sur la social-démocratie » (Wow! Faire son outing social-démocrate, après en avoir été le plus grand chantre, au pouvoir… Au moment où, c’est over has been! On le reconnaît bien là, ce bon vieux Lionel! Toujours d’une acuité renversante!), et Bébert, son disciple parisien de la « Bande du 18ème », se promenant, débonnaire, et sûr de son succès, fort de l’appui de son mentor et - vieil - ami, et de celui d’Élisabeth Guigou (sur qui je répugne à dire le moindre mal, parce que je l’aime bien. J’assume ma subjectivité) signant çà et là, son audacieux ramassis de c… Hum, hum! Son audacieuse vision (retranscrite par le bon Laurent Joffrin), au tout venant socialiste, en quête d’un frisson rétro jospinien. Glacial, on vous dit! Et pendant ce temps-là (à Vera Cruz…), Fanfan la Rose, alias « Môssieur le Premier Secrétaire », faisait sa tournée d’adieux, à grand renfort d’effets médiatiques. Après avoir affiché une certaine proximité avec Bébert, vas-y que je claque la bise à Ségo, bien ostensiblement, au déjeuner des présidents de régions! « Tout le monde dit : Ouistiti !»… « OUISTITI! »… « Clic, clic. C’est dans la boîte! ». C’est vrai, l’image est belle! C’est qu’on papote unité, à la Rochelle. ET C’EST BIEN LE MOINS qu’il puisse faire (blagounette socialiste)! Voilà, voilà, voilà… Tout ce beau monde (Rrrr!) faisait le siège de la Rochelle, le week-end dernier, avec une avidité de faire tomber la forteresse de Vauban à son profit, que c’en était gênant, franchement! Et dire qu'ils avaient laissé leur « Guide de lecture des Castors Juniors de "l'Art de la Guerre" de Sun Tsu » à Solfé... Manque de pot! Et Royal, dans tout ça? Ah, Ségolène, Ségolène, Ségolène! Égale à elle-même, comme toujours. Venue pour la seule journée du vendredi (avant de partir pour l’Unità, en Italie… On la reconnaît bien là! Pourquoi s’imposer le désagrément d’une proximité accrue à une (un) troupe(au) - d’éléphants - qui vous exècre, et à qui vous le rendez bien, d’ailleurs, si vous pouvez l’éviter?… Ben, oui, pourquoi?), puisque, étant la puissance invitante (Présidente de la Région tout ça…), c’était à elle que revenait l’insigne honneur (Hou la la!) de prononcer le discours d’ouverture, attendu que c’est au tôlier du coin de s’y coller, et que la tôlière, bah, en l’occurrence, c’est elle (et ça, y’en a qui doivent l’avoir mauvaise, mais mauvaise!). Alors, elle y est allée de son habituel - mais pertinent - couplet anti-politique de la majorité, sans pouvoir résister (la « Royal Touch ») à faire preuve de son inénarrable - et un peu foireux, aussi… C’est pour ça qu’elle me fait triper - sens de l’humour (en ayant, sans doute, une pensée amusée pour nombre de ses petits camarades), quitte à faire dans le running gag, en balançant à nouveau, mais dans son intégralité, son « Aimez-vous les uns, les autres, ou disparaissez » (J. Gréco). La prochaine fois, je m’attends à la variante : « Mais vous allez vous aimez les uns, les autres, putain de bordel de merde! »… S’exprimer de manière policée, c’est bien! Mais il y a des moments où la plus élémentaire des corrections est superfétatoire (gnark, gnark, gnark! Note de l’auteur : variante diabolique de « Mouarf »)! Bon, ça y est! Je crois que j’ai livré ma vision de l’université d’été du PS, à peu près comme je l’ai vécue, c’est-à-dire de loin! Mais de manière attentive! Avec Pepsi, junk food de rigueur et tout le tintouin... Qu’ajouter de plus, si ce n’est à l’année prochaine pour de nouvelles aventures rochelaises, avec en prime (suspense), un(e) Premier Secrétaire du PS, tout nouveau, tout beau… Enfin, on espère! Chris, a déjà ressorti sa grosse laine... Brrr! 9/1/2008 SINÉ... QUA NON (BIS REPETITA)Parce que c'est plus fort que moi... J'aime les chieurs! Chris, n'a rien à ajouter... 8/28/2008 Lullabies of BirdlandBien sûr, il n'y a aucune raison de pavoiser. En tant que Français, il n'y a pas franchement pas de quoi (très loin s'en faut!), en tant qu'Européen, non plus. Et même tout simplement en tant qu'être humain, c'est un peu la dèche... Mais c'est pour des moments de grâce comme ça que la vie vaut d'être vécue! Tous les Nicolas Sarkozy, les Silvio Berlusconi, George W. Bush et autres éminentes catastrophes ambulantes de la Terre, qui polluent notre air bien plus (bien plus!) que les émanations de gaz d'échappements d'une mégalopole bondée en plein cagnard, ne pourront jamais salir une merveille comme la voix d'Ella Fitzgerald. Alors, puisque je suis d'humeur (plus ou moins... C'est moi, en même temps!) sereine, aujourd'hui, je propose que l'on écoute ce joyau musical qu'est "Lullabies of Birdland". Ça ne fera pas disparaître les outrecuidants précités (dommage!), mais les choses semblent moins noires, après. Jamais la fonction cathartique de la musique ne s'est fait plus sentir qu'en ce moment. Attention, quand même, de ne pas mettre n'importe quoi dans ses oreilles... Prima Donna ou pas Prima Donna! Chris, en pleine lévitation! 8/26/2008 C'est la rentrée...... Mais on va faire comme si c'était encore un peu les vacances. Mon incommensurable exécration du pouvoir en place peut bien encore attendre demain, ou la semaine prochaine... Et, de toute façon, je ne résiste pas à l'envie de buller en écoutant des musiques cool qui prolongent l'atmosphère des vacances. Et puisque je suis généreuse (c'est mon côté de gauche!), je vais partager avec vous ce moment de grâce, qu'est l'écoute, dans la plus grande indolence (même si côté indolence, il va falloir y mettre du vôtre... Je ne peux quand même pas tout faire à votre place!), d'un bon vieux standard soul, qui fait plus de bien que tout le ratio de soleil nécessaire à la bonne humeur! ENJOY, mes poussins, c'est cadeau!
Chris, de retour! 7/31/2008 Valls hésitation...Imaginez la scène : un homme, la quarantaine plutôt séduisante (enfin, on a vu pire!), le sourire "Pepsodent" et tout le tremblement, look casual, mais quand même chic, vous adresse la parole. Vous lui accordez deux secondes d'attention, étant donné que c'est l'été, vous flânez, vous n'êtes pas pressé(e)... Ce type a une bonne tête de gendre idéal, vous n'avez donc pas peur qu'il vous pique votre vrai-faux sac-banane Vuitton ou votre sac à main Lancel, soldé moitié prix. L'air de rien, cet homme est un peu déboussolé, il a perdu son chemin! Gentiment, vous qui connaissez un peu le quartier (si, si, vous le connaissez!), vous lui indiquez la route à prendre : à gauche, puis encore à gauche, et il y est. L'homme vous remercie, puis semble hésiter... Au lieu de prendre à gauche, il semble se diriger vers la droite. Vous avez dû vous faire mal comprendre... Vous hélez le monsieur et vous lui faites signe d'aller à gauche. Lui, vous indique la droite, d'un air interrogatif. Vous criez "A gauche!". Il indique toujours la même direction! Un peu excédé(e), vous criez à nouveau : "Non, votre autre gauche!". L'homme a l'air de ne toujours pas vous comprendre... Lassé(e), vous abandonnez, une irrésistible envie de l'envoyer à destination à coups de pied au cul vous tenaillant! Vous venez de rencontrer Manuel Valls! Chris, d'humeur métaphorique! 7/29/2008 S'il fallait 3 raisons pour aimer le rap...Comme tout bon fan de rock, je suis une inconditionnelle de riffs de guitare bien saturés. Mais j'aime aussi le rock plus mélodique. Malgré tout, si dans ma discothèque personnelle, on retrouvera du Blur, du Jeff Buckley, du Radiohead, du Garbage, du Muse, tout comme The Doors, ou The Cure, on pourra aussi trouver du pop-rock genre The Cardigans (j'adoooore The Cardigans), mais aussi d'autres genres musicaux : de l'opéra à la musique latine, du symphonique (Bach, sinon rien!) au jazz, de la house (truc de fêtard) à la funk,en passant par du r'n'b, et même du rap (si, si)! Je suis toujours consternée d'entendre que le rap serait un sous-genre musical, tout juste bon pour une catégorie de population, impropre à comprendre la VRAIE musique... Ce qu'il ne faut pas entendre (et croyez-moi, je l'ai entendu, pas plus tard qu'hier, encore)! Si la musique est un art, le rap en fait bien partie et pour convaincre les plus récalcitrants voici trois morceaux : du rap anglais (Dizzee Rascal), du rap français (La Rumeur) et du rap U.S. (le regretté 2 Pac)! ENJOY! MC Chris, l'éclectisme ne tue pas (non, non, je vous jure!). 7/28/2008 L'auteur, la Cynique et le Lecteur...J'ai de plus en plus d'échos qui me reviennent à propos mes délires littéraires! J'en suis fort aise! Cela dit, ou les gens sont très très gentils avec moi, ou alors j'ai réussi à les toucher. C'est toujours une subtile alchimie qui lie l'auteur à ses lecteurs... On ne sait trop par quel miracle, les gens entrent dans votre monde (quand bien même j'essaye autant que faire ce peut de ne pas mettre trop de clefs - mais il y en a toujours - dans mes écrits) et y perçoivent tout ce que vous y avez mis, ce mélange de fantaisie, de tripes et ce je-ne-sais-quoi qui cimente les deux. Ainsi, ai-je toujours pensé que "la Vie Cachée et très Rock'n'roll de Catherine D." était, à ce jour, mon ouvrage le plus autobiographique, malgré les transpositions et les nombreux aménagements que j'y ai faits. Ceux qui me connaissent, savent en quoi, mon rapport à autrui (et aux mecs, en particulier) fonde mon approche du personnage principal de cette pièce. A savoir que je suis un être extrêmement sociable en dehors de chez moi, mais d'une rare sauvagerie dès lors que je regagne mes pénates. Ce que je balance par une forte propension à la "fétardise"... Ceux qui me connaissent un peu moins, savent que je ne brille pas par mon tact (loin s'en faut) et le retrouvent aussi. Ceci étant, il y a peu, c'est dans le personnage de "La malédiction du mercredi soir" qu'on a vu mon portrait (mais c'est quelqu'un qui me connait mieux que la plupart des gens). Sans doute présumais-je de ma capacité à noyer (dans la vodka) ma propre personnalité, dans ce personnage, mais à la relecture, il s'avère que je vois ce qui a pu donner à penser que ce personnage profondément misanthrope et complètement alcoolique pouvait être moi. Car, j'ai appris il n'y a pas longtemps que tout le monde ou presque me trouvait cynique. Chose que j'accepte volontiers (encore que je me trouve foncièrement réaliste, plus que cynique, à proprement parler), qui m'agrée même, si l'on se réfère à la définition du mot "cynique" dans "Le Dictionnaire du Diable" d'Ambrose Bierce (que j'enjoins tout le monde à lire), où l'on trouve cette définition :
Suis-je cynique ou non? That is the question!Cela m'amène à mon dernier ouvrage achevé, "le Crépuscule du Socialisme français". Y suis-je cynique, tel que Bierce, avec beaucoup d'esprit, l'entendait? Ou y suis-je plutôt cynique, tel que l'on s'accorde à l'entendre, avec son sens par extension, pas celui qui renvoie à Diogène (Ah, Diogène!), mais celui de la personne limite blasée qui jette un regard acide sur le monde? J'avoue que, pour une fois, j'aurais aimé que ce soit vrai, dans son sens vulgaire - stricto sensu. Car, ainsi, il y aurait certainement plus de quoi pavoiser... Concernant, le Socialisme français. Chris, cyniquement vôtre, donc! SINÉ... QUA NON!Levez la main, ceux qui dans "Charlie Hebdo" lisaient plus que les pages 4-5 (en ce moment "objectif 2012", avec moult QCM et quizz amusants, plus les articles d'Anne-Sophie Mercier, que j'aime bien... Bon, je la préférais sur Arte, mais c'est une bonne journaliste), Siné, Cavanna, la dernière de couv' et les dessins! Allez, levez-la main!... Y'a pas pléthore, hein! Je comprends. Il y a longtemps que les éditos du père Val me sont devenus indigestes. Ce merveilleux "autodidacte", tel qu'on nous le présente partout, pompeux comme un petit baron du XVIII ème, qui, voulant s'insérer dans la haute noblesse faisait l'étalage, tel un singe savant, de toutes les citations connues et de toutes ses lectures, pour masquer son manque d'esprit (mais il existe moult grands diplômés qui font de même... Il y a longtemps que la France a achevé de pallier le manque d'intelligence par la culture!). Cet homme, que partout on nous présente comme le tenancier de la "vraie gauche" éditorialiste (c'te bonne blague! Val... Mouarf, mouarf, mouarf!) et qui n'a pas son pareil pour enfoncer des portes ouvertes, mais n'a jamais la jugeote d'amener le débat sur les questions qui fâchent, Philippe Val, donc, le seul, l'unique, a semé sa zone! Les mots de Siné ont été un peu malheureux? Bon, en même temps, c'est Siné! L'aime pas trop la religion, Siné! Encore moins les religieux... Il a écrit pis que pendre sur les cathos, les juifs ou les musulmans, ce n'est d'aujourd'hui (ça ne justifie rien, mais ça explique le contexte)! C'est un anar! Et puis, bon, y'a pas mort d'homme (mais apparemment, Val, l'avait déjà dans son collimateur)! Alors de là à en faire le dernier des nazis... C'était sans compter tout le brio de l'intelligentsia française de gauche (Joffrin, BHL... "Germano-pratine", diraient les mauvaises langues), qui s'écoutant parler, se lisant pas mal aussi, du coup, en appellent aux grands littéreux de l'antisémitisme... Qui n'est pas de l'antisémitisme, BORDEL! Un antisémite, c'est une personne qui n'aime pas les Sémites! Or, les Arabes sont des sémites, les Libanais sont des sémites (ils descendent des Phéniciens)! Au même titre que les Hébreux, que l'on appelle Juifs, depuis que le Royaume du Sud, le Royaume de Juda, s'est rendu maître du Royaume du Nord, le Royaume d'Israël! Alors, parlons d'anti-judaïsme, si vous voulez, mais arrêtez avec ce mot d'antisémite, il est rarement employé à bon escient! Et il renvoit à une époque, où déjà employé à mauvais escient, le mot avait valeur d'idéologie miteuse revendiquée, dont on ne peut suspecter un Siné de la partager. Bref, voilà, donc, qu'on en appelle (merci Joffrin!) à Charles Maurras et consort, pour attaquer une opinion de Siné, qui juge opportuniste la volonté du fils du Primus Inter Pares (ah, bah, oui, ce "dérapage", ce n'est pas avec n'importe qui! Enfin, je me comprends...), de se convertir au judaïsme comme ça (même si les conversions, quelles qu'elles soient, interviennent le plus souvent dans les mariages inter-religieux), et qui pour malheureuse qu'elle est, n'est jamais qu'une opinion (attendons juste de voir ce qui se passera, au cas où le second fils tombe amoureux d'une princesse saoudienne...)! Et vas-y que j'en appelle à Brasillach! Et pourquoi pas Morand? Pourquoi pas Barrès (qui a toujours sa rue à Neuilly, lui, soit dit en passant! Connaissance qui, venant de la Vosgienne que je suis, peut être sujet à caution, j'en ai bien conscience... Mais c'est que ça m'avait frappée!), aussi, pendant qu'on y est (je ne suis pas sûre que ça n'ait pas déjà été fait...)? C'est toujours fascinant, la connaissance que les gens ont des auteurs précités! Et la jubilation avec laquelle ils en tartinent leurs indigestes gribouillis, avec le plus éhonté des pédantismes! A croire qu'ils ne se sont pas fait plaisir tant qu'ils n'ont réussi pas à en caser un bout! Mais Laurent Joffrin est un grand enfant! Une plume pas mauvaise, dès lors que l'on se concentre sur la forme, mais qui stupéfie par sa vacuité, si l'on cherche un tant soit peu de fond (mais bon, qu'attendre de l'auteur de "La Gauche Bécassine"?... Oui, qu'attendre de lui? De l'audace? Certes, certes... Mais, il en manque singulièrement!). On pouvait réprouver le raccourci que pouvaient inspirer les mots de Siné, sans faire le grand tralala médiatique auquel se sont prêtés Philippe Val, Bernard-Henri Lévy et Laurent Joffrin! On pouvait! Mais non, on y a tout mis pêle-mêle! Val, reproche à Siné un ancien commentaire, BHL règle ses comptes avec Alain Badiou et Joffrin... Ben, Joffrin, il fait du Joffrin (et c'est bien ce qu'on lui reproche!)... Ainsi donc, on embrase une nouvelle fois les consciences, on excite de plus en plus les moins raisonnables, et l'on dévoie systématiquement un vocabulaire en voulant le faire passer pour ce qu'il n'est pas! Et Siné se retrouve la victime d'un combat qui le dépasse, auquel il sert juste de prétexte, pour en rajouter une couche! Au pays des autruches, les kiwis (les oiseaux, hein! Pas de blagues!) sont des parias (ah, je l'aime bien, celle-là! Je la ressortirai). Chris, s'en fout! Est moitié noire, moitié blanche, avec des origines religieuses catho-protestanto-judaïco-ce-que-vous-voulez. A de la famille musulmane et une demi-fratrie originaire d'Asie... Peut donc se foutre de la gueule de tout le monde, en toute impunité ou presque!... Ah, le charme de la famille Benetton! 7/22/2008 CONSTITUFION...Ayé! Il l’a sa réforme constitutionnelle! Sonnez trompettes et tambours! Nicolâââs est content! Il s’est fait plaisir et les godillots (« qui godillent, qui godillent, qui godillent »… Tous en chœur!), lui ont donné, que dis-je, ils l’ont purement et simplement laissé prendre leur contrôle… Car, enfin, des parlementaires qui ne savent résister, ainsi que les tractations des derniers jours l’ont prouvé, à aucune forme de moyens de pression ou aux sollicitations du Président de la République, sauront bien entendu (bien entendu!) s’élever contre les desiderata de celui-ci, plus tard! Bah, voui, ils sont libres et indépendants! Quelle formidable liberté accordée au Parlement, dès lors (mais alors, for-mi-dable! Pas vrai, Jack?)! Quel magnifique progrès que l’augmentation de leurs prérogatives! Ah, ça… Parce que c’est évident, qu’ils oseront contrevenir aux oukases venues d’en haut, et que la majorité sait toujours faire passer l’intérêt de ses administrés avant le principe du chef! Merveilleuse démocratie que la nôtre, où la presse, pravdaïsée jusque dans ses derniers recoins (à quelques exceptions près, bien sûr… Il faut bien qu’il reste des contestataires, sinon, ça ôte tout le piment!), pro-réforme constitutionnelle se plaisait à gourmander ses irresponsables de socialistes qui faisaient de l’opposition systématique et gâchaient ainsi une « formidable opportunité »! Ces mêmes qui, nous expliquaient, hier, calmement - tout va bien! - que Nicolas Sarkozy avait menacé les récalcitrants de l’UMP de redécouper la carte électorale à leur détriment, avait appâté les hésitants par des portefeuilles, avait convaincu des opposants en leur promettant d’abaisser le nombre de parlementaires requis pour constituer un groupe. Je signale juste au passage, que la dernière fois que l’on a eu recours à un tel stratagème, c’était pas plus tard qu’en 2002, pour l’UDF, car leurs 29 élus n’y suffisaient pas. Le minimum pour constituer un groupe, c’était 30 députés, on a donc abaissé à 20 le nombre requis! Là, apparemment, on abaisse à 15, voire 10... Ça tombe bien, ça arrange les affaires du PRG, ça! Être radical(ement de droite), de nos jours, ça paye! D’abord Tapie, ensuite, ça… Manquerait plus que la présidence du groupe radical au Sénat (RDSE), qui réunit les Valoisiens et les Radicaux de Gauche échoit à un type du PRG à la prochaine mandature… Ah, mais je crois que cette promesse a été faite, elle aussi! C’est beau, les convictions! Et vu celles de nos parlementaires, on aurait tort de s’inquiéter suite à l’adoption de la réforme constitutionnelle. Enfin, pour une fois, le PS a fait front d’une seule voix… A une voix discordante près, celle de l’ineffable Jack Lang! Ah, Jack, Jack, Jack… Déjà, contre avis de ses camarades, qu’il s’égosille pourtant à appeler à l’unité (ben, tiens!), il était entré dans la Commission Balladur, en tant que vice-président (Vice? Wow!), aujourd’hui, alors que Balladur lui-même, président de la Commission éponyme, s’est montré bien discret, il s’épanche sur son enthousiasme (il est toujours enthousiaste, Jack!) pour la (sa) réforme, mais aussi sur son vague à l’âme… En effet, lui seul a vu la lumière au sein des brebis égarées qui furent autrefois ses camarades… La réforme constitutionnelle? Une bonne réforme (tu m’étonnes!)… D’ailleurs, le futur « défenseur des droits » (c'est juste assez pompeux pour être seyant!) est lui aussi tout content de ce que SON travail, avec celui des autres membres de la Commission, évidemment, ait mené à une entreprise aussi ambitieuse (ça, pour l’ambition, on lui fait confiance…)! Putain, c’est moche de vieillir! Plus assez de dents pour un macaron à la violette de Pierre Hermé (ouais, je fais ma bourgeoise si je veux d’abord!), et on trouve satisfaction à mâchouiller un vieux petit beurre tout mou… Chris, "et je godille, et tu godilles, et il godille... Nous godillons!..." (futur tube de l'été) 7/21/2008 FRANCHISE MÉDICALE…Soyons honnêtes deux secondes : il existe des tas d’hommes et de femmes politiques, qui sont autant de répulsifs (et c’est rien de le dire!) ou même des pubs vivantes pour la contraception, voire pour des laxatifs (y’en a qui en ont vraiment besoin!)… Cela étant dit, il en existe certains qui, heureusement, animent la vie politique et lui donne un cachet bien plus excitant que les autres. Qui mettent un peu de vitamine C dans tout ça, quoi! Ainsi en est-il pour deux hommes politiques qui tiennent une place de choix (mais différente) dans mon « anthologie personnelle illustrée des politiques jouissifs contemporains » : Vincent « Mein Liebe Vincent » Peillon et Jean-Luc « je l’ouvre si je veux, d’abord! » Mélenchon. A dire vrai, ces deux hommes, que j’ai connu à des périodes différentes, sont pour moi des hommes politiques à part, à gauche. Pour Peillon, intellectuel pour lequel je manque sensiblement (doux euphémisme) d’objectivité, c’est avec la création du NPS (le Nouveau Parti Socialiste) que j’ai fait sa connaissance. Car, avant cette époque, il n’était pas très connu. Il faut dire que Peillon, le prof de philo, n’est pas entré en politique tout de suite, quand d’autres se destinent à cela depuis leur plus jeune âge. De plus, le vibrionnant Arnaud Montebourg, que sa profession d’avocat a rendu adepte des effets de manche en tout genre - dont il use et abuse, ne laissait plus guère de place médiatique, aux autres co-fondateurs de cette fraction du PS… Même le père Henri Emmanuelli, qui pourtant n’est pas un perdreau de l’année, ne pouvait lutter contre l’agaçant enthousiasme pour la caméra de son camarade. En ces temps-là, Vincent Peillon était dans l’ombre, discret… Le jeune député de la Somme, en bon philosophe prenait le temps de la réflexion et abordait la politique de façon empirique. C’est avec la campagne présidentielle de 2007 qu’une nouvelle facette de l’homme nous est apparue. Qui diable sait comment « Nono » Montebourg s’est retrouvé à soutenir Ségolène Royal (tous les socialistes de Solférino! Et ceux qui connaissent en profondeur les rapports entre les principaux dirigeants du PS et notamment ceux de Montebourg avec François Hollande…)? Qu’importe! Bombardé porte-parole de la candidate pendant la campagne présidentielle (ce qui donnera lieu à LA bourde, qui montrait ses rapports francs et chaleureux avec son Premier Secrétaire), le très télégénique et non moins prolixe Arnaud Montebourg, n’a pas, cette fois, à la faveur de cette campagne hallucinante, totalement volé la vedette à son congénère du NPS. Je voudrais raconter ici une petite anecdote avec le personnage de Vincent Peillon qui date de la campagne présidentielle. Mais avant, comme je sais que certaines personnes l’attendent de pied ferme et que je veux également profiter de ce papier pour parler de Jean-Luc Mélenchon (c’est mon quart d’heure « promo gauchiste »!), je vais un peu me pencher sur le cas de celui que l’on surnomme « Méluche », donc. D’abord, parce que je l’adore, ce type (bah, voui, c’est comme ça!). Je suis d’ailleurs souvent étonnée de ce que beaucoup de royalistes lui voue une haine féroce (que les mélenchonistes leur rendent bien, il faut le dire!) et ce, pour trois raisons : 1. C’est, de loin, au PS, l’homme qui, du point de vue du caractère, ressemble le plus à Royal (bien plus que Delanoë… N’en déplaise à Martine!). Je m’explique : Jean-Luc est une grande gueule (ce qui pour un politique est toujours une qualité), Jean-Luc n’a pas peur de mettre les pieds dans le plat, Jean-Luc est marrant (il faut le voir s’éclater prendre des photos avec son téléphone portable pour sa collec’ personnelle de la connerie humaine en action!), Jean-Luc croit à ce qu’il dit et, last but not least, Jean-Luc n’est pas manichéen! 2. Ce qui m’amène à ma deuxième raison. Bien que son parcours soit totalement différent (c’est un ancien trotskiste lambertiste et ancien de l’OCI, l’Organisation Communiste Internationale), parcours auquel il est, somme toute, resté assez fidèle, ce qui explique qu’il n’est pas vraiment le plus proche par les idées de Ségolène Royal (énarque et Mitterrandiste), quand d’anciens trotskos ont trouvé leur bonheur au PS dans des recoins plus flashy (Cambadélis, Bartolone, Dray, Rebsamen, et l’inénarrable Jospin), si Jean-Luc Mélenchon a toujours eu un discours critique vis-à-vis de la Présidente de Poitou-Charentes (mais de critiques sur le fond), il n’a pas aboyé avec la meute sur des considérations vaseuses la concernant. Il n’a pas fait de petites phrases, ni d’attaques de personne, il s’est borné à dire (c’est son droit) ce qu’il n’aimait pas dans le corpus idéologique de l’ancienne candidate qu’elle était. Car, au moins, lui en reconnaît-il un (contrairement à beaucoup d’autres). Il ne lui enlevait ni talent, ni intelligence, ni courage, mais lui reprochait de n’être pas assez à gauche. Je ne me lancerai pas, là, tout de suite, dans une considération passionnée sur ce que doit être la Gauche, avec un « g » majuscule, j’ai toujours dit qu’un soupçon de radicalité devait persister dans la gauche de gouvernement (le PS, donc). C’est même notre marque de fabrique à nous autres Français, dans une Europe où tous les Socialistes ou presque sont des sociaux-démocrates en pleine déshérence. Voilà pourquoi JLM, est un peu la jauge du PS, l’indicateur qui alarme, lorsque les Socialistes font trop de compromis (surtout s’ils n’ont pas d’effets et donc de résultats), tendance qui remonte à la genèse du Socialisme français « marxiste » (que je distingue de ce que j’appelle le proto-socialisme de Saint-Simon, ou de Fourier) depuis Jules Guesde, pourtant traducteur de Marx, ou Jean Jaurès, adepte de la version marxiste très light, manière Bernstein (fondatrice de la social-démocratie allemande). Le consensus, ça va bien cinq minutes! Mais si l’on veut qu’il y ait un vrai choix de société des Français vis-à-vis de la gauche, ce n’est pas dans le fait de transiger en permanence que l’on retrouvera une identité (parce qu’elle sera fortement altérée), ni qu’on se refera une virginité (tous les chirurgiens californiens n’y suffiraient déjà pas)! 3. Jean-Luc Mélenchon parle avec ses tripes! Et rien que ça, déjà, c’est estimable. Il a parfois des coups de chaud, mais c’est salutaire (et sa sortie, il y a peu, où il prend la défense de sa camarade le prouve)! Ce n’est pas un mauvais bougre, c’est juste un puriste! J’ai connu Jean-Luc Mélenchon pendant la cohabitation Chirac/Jospin. J’ai toujours été allergique à ce bon vieux Lionel, pour des raisons que je ne m’explique pas (mais je crois que ça remonte à l’époque où il était Ministre de l’Éducation Nationale)... Au fond, dans son gouvernement, à part Élisabeth Guigou, Marie-Georges Buffet et un autre dont je ne me rappelle plus le nom (mais ça me reviendra!), nul ne trouvait grâce à mes yeux. Pas même Ségolène Royal, que j’avais toujours dans le collimateur, du fait d’un vieux contentieux infantile, et qui, mieux encore, me servait de véritable punching-ball… J’ai déjà raconté cette histoire mille fois, je n’y reviendrais donc pas, mais il est bon de rappeler, autrement ce serait malhonnête, que je n’ai pas toujours eu pour Ségolène Royal, la sympathie - qui grandit au fil du temps - que j’ai pour elle aujourd’hui (les raisons pour lesquelles j’apprécie Mélenchon sont exactement les mêmes que celles pour lesquelles j’apprécie Royal… Le radicalisme en moins, s’entend, naturellement. D’ailleurs, si jamais Royal se rapprochait de Mélenchon, ce qui dans la vie est un de mes rêves absolus, je m’engage à faire, à titre gracieux et en me dépensant sans compter, sa campagne pour les régionales et éventuellement, si elle est toujours candidate - laissons un peu de suspense, pour la présidentielle de 2012!). Très loin s’en faut! D’ailleurs, c’est probablement pourquoi je comprends mieux que personne à la fois l’agacement qu’elle peut produire chez certains et l’euphorie (sans aller jusque là moi-même, mais comme je l’ai vue de mes yeux, au moins puis-je en témoigner) chez d’autres. Donc, en des temps où le gouvernement Jospin me donnait des boutons, les apparitions de loin en loin et les réflexions du sénateur de l’Essonne, ont calmé mes démangeaisons… JLM est donc un excellent anti-histaminique! CQFD! Bon, j’en entends qui trépignent d’impatience… « Vincent! Vincent! Vincent! »… Oui, bon, ben, ça va! J’arrive! J’y viens! Vincent Peillon, donc… Oui, car si Jean-Luc Mélenchon est un anti-histaminique, Vincent, lui est un antalgique plus costaud que tout dérivé d’ibuprofène, plus balèze que le « Diantalvic »! Si, si! Jusqu’ici seul Lambert Wilson, qui fait ressortir le côté le plus pathétiquement adolescent de ma personne qui n’a jamais vraiment grandi (moi qui ne suis pourtant pas particulièrement gérontophile… Il pourrait être mon père), pouvait se targuer de me faire passer qui une fièvre (l’effet antipyrétique de Wilson devrait être un sujet d’étude!), qui une crise de migraine paroxystique, chose à laquelle je suis abonnée depuis l’âge de 10 ans. Mais un beau soir, en pleine campagne présidentielle, alors que j’absorbais du politique sous toutes ses formes 24 heures sur 24, malade comme un chien, je zappais fiévreusement, à la recherche de quelque pitance politique. Las! J’eus le malheur (oh, misère!) de tomber sur France 3 et sur l’insignifiant, l’ectoplasmique, Nicolas Baverez… J’allais changer de chaîne, lorsque que la caméra en contrechamp de Baverez montra, mains jointes sur le menton, Vincent Peillon… J’ai toujours plus ou moins mal à la tête. Je le supporte, la plupart du temps, par la force de l’habitude, et parce j’aime l’idée que mon cerveau contrôle la douleur. Mais ce qui est très différent, lorsqu’on est en pleine crise paroxystique, c’est qu’on aurait juste envie de se tirer une balle dans la tête, pour que ça s’arrête, tant cette douleur lancinante, qui vous donne l’impression qu’un sadique vous enfonce consciencieusement des aiguilles à tricoter dans le lobe occipital, est insupportable! Tout vous agresse, le moindre son, même le plus faible, la lumière (que j’ai déjà du mal à supporter en temps normal, d’où mes sempiternelles lunettes de soleil)… J’étais donc là, assise sur mon lit, dans le noir, en train de suivre un débat, avec le volume sonore le plus bas possible. Baverez ayant terminé, c’est à Thomas Piketty, jeune économiste issu de la mouvance Rosanvallon (mais moins soc/dem - ce n'est pas difficile, vous me direz! - que son mentor), qu’échut le supplice de répondre à son soporifique interlocuteur. Revenant sur les points soulevés par Nicolas Baverez, il démonta les arguments foireux du pseudo économiste historien, un à un. Ce qui m’a arraché un sourire ou deux. Si Baverez fut un supplice pour Piketty, que dire du calvaire de Vincent Peillon, opposé, lui, à la trivialissime Nadine Morano? En effet, le pauvre devait se coltiner celle qui pour tout Lorrain digne de ce nom est un affront permanent (pour tout humain aussi, en fait!). Nadine, égale à elle-même fit ce qu’elle savait faire. La pescivendola, comme je l’appelle, nous gratifia de son indicible classe et nous éblouit par sa compétence indéniable, ainsi que par sa dialectique imparable. Je frémissais, je bouillonnais et ma migraine semblait redoubler d’intensité sous l’effet de ce babillage grotesque, quand Vincent Peillon, jusqu’alors silencieux, et ayant - héroïquement - écouté avec attention son interlocutrice, déjoignit ses mains et se mit à parler, lorsque la logorrhée de ladite interlocutrice s’arrêta. Le philosophe eurodéputé revint, avec le calme le plus olympien, la zénitude la plus totale, sur tous les points abordés par la députée UMP, les réfutant, les balayant, les anéantissant (la loi du rythme ternaire et de la gradation ascendante… Un travers qu’il me faudra corriger un jour!). Et tandis que Morano essayait de le déstabiliser avec sa brillante répartie légendaire (ah, la « Nadine’s Touch », un régal de tous les instants!), Vincent lui renvoya à la face sa vulgarité, sans même ciller, sans un mot plus haut que l’autre, tout sourire, avec la plus parfaite des politesses. J’étais aux anges! Avant cela, je prenais Vincent Peillon pour un type plutôt cool (le côté NPS et tout et tout), mais un peu trop propre sur lui… Une tête de gendre idéal, quoi! Mais le voir rabattre le caquet de l’insupportable Nadine Morano, m’a tellement fait plaisir, que la douleur de mon mal de crâne s’est estompé, pour disparaître complètement - sans que je ne m’en rende vraiment compte, pendant que je l’écoutais et que j’en ai conçu une sorte de « fan attitude », telle que je peux concevoir pour un Kenneth Branagh. Des mecs qui ne sont pas du tout mon type (mais alors pas du tout!), seulement, qui sont tellement brillants que ça les rend sexy (que je n’entende jamais Vincent Peillon parler de Shakespeare, ou je ne réponds plus de moi!)! Récapitulons donc : En cas de douleurs fortes, pas besoin d’antalgiques, un bonne dose de Vincent Peillon et è finita la douleur! Pour toutes formes d’allergies, mais particulièrement celles qui vous mettent aux prises avec des caciques du PS, quelques grammes de Mélenchon et tout devrait rentrer dans l’ordre! Enfin, rapport à l’un de mes précédents billets, en cas d’ébriété plus que consommée (mouarf, mouarf, mouarf! Que je suis drôle!), oubliez la citrate de bétaïne… Ségolène Royal suffira à vous requinquer! C’est sympa, le PS, finalement! Ils auraient bien besoin d’une bonne prescription médicamenteuse et pourtant ils ont déjà une bonne petite pharmacie perso, rien qu’avec ces trois membres-là! Seulement, ils ne s’en servent pas (ils préfèrent les placebo!)… Ceci expliquant sans doute cela! Chris, a lâché « le Capital » pour le « Vidal ». 7/18/2008 Pour Nanard : HIP, HIP, HIP!... POURRI!Je ne résiste pas à saluer la victoire de Bernard Tapie dans l'affaire qui l'opposait au Crédit Lyonnais (il va pouvoir effacer sa grosse - grosse - ardoise et vivre très très paisiblement! Mais l'homme qui "marche à la Wonder", a la politique qui le gratouille... Je serais Borloo, je ferais gaffe!!) par cette petite chanson : Chris, Merci Chantal, je n'aurai pas mieux dit! ;-) |
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